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Comment attirer les fans occasionnels

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Nous avons besoin d' un joueur avec force d'attraction comme Patrice Bernier. Nous avons besoin d' un joueur gens vont payer d'aller voir. Nous avons besoin... d'un joueur canadien.

Adam Hunger-USA TODAY Sports

Tout en regardant l'équipe féminine canadienne jouer contre les Pays-Bas lundi soir, j'ai remarqué quelque chose. Montréal aime le soccer. Sérieusement. Il y a 6 mois, Joey Saputo a posé la question, est-ce que Montréal est une ville de soccer? Il a maintenant sa réponse. 60 000 personnes sont venues assister à une finale de la Ligue des Champions. 45 000 spectateurs étaient présents pour regarder la coupe du monde féminine. 33 000 et 38 000 personnes ont assisté à la Ligue des Champions contre Alajuelense et Pachuca. Il a été spectaculaire de voir tant de gens réunis pour ces événements.

Mais pourquoi les gens ne vont pas voir les matchs de saison régulière de l'Impact de Montréal?

Cela n'a aucun sens. Comme il a été établi ci-dessus, nous sommes une ville de soccer. Nous ne sommes pas seulement une ville de l'événement. Chaque week-end, tous les bars autour de la ville montrent les matchs de la Ligue 1, Series A ou le Premier League anglais. Montréal a un festival de soccer appelé PitchFest. On a une ligue de troisième division basée entre le centre-ville et Ottawa - Gatineau. Aussi, le soccer est le sport le plus joué dans la province.

Alors, qu'est ce qui fait que l'impact pousse les gens au loin?

Certains vont dire tout de suite que la cause est la "performance" - si l'équipe gagne, les gens vont assister aux matchs. Sauf que ce n'est pas la vérité. La fréquentation est plus faible cette année que l'an dernier, et l'Impact a 4 victoires, 5 défaites et 2 matchs nuls (14 points) avec une participation moyenne de 15 000 pour les matchs dans la MLS. L'année dernière, leur dossier affichait dans l'ensemble 6 victoires, 18 défaites et 10 matchs nuls (28 points) et notre participation a été de 18 000 en moyenne. Nous ne sommes même pas encore au tiers de cette saison, et l`équipe performe mieux que l'année dernière. Toutefois, les gens ne se déplacent pas. L'Impact a remporté 3 de leurs derniers 5 matchs et la fréquentation est en baisse.

Ce n'est pas la performance qui cause un problème. C'est le produit sur le terrain.

Mon collègue, JS Bournival (@jsbournival), en a parlé brièvement dans un autre article. Il doit y avoir une raison pour que les gens aillent voir l'Impact. Les spectateurs n'iront pas seulement voir une équipe gagner. Ils iront voir une équipe avec laquelle ils peuvent s'identifier, une équipe qui représente plus que l'argent. Quand l'équipe était dans la finale de la Ligue des Champions, elle a montré au monde que Montréal est une ville mondiale et cosmopolite. Lorsque les femmes canadiennes ont joué cette semaine, nous avons assisté au match parce que nous voulions encourager nos propres joueurs. Qu'est que nous voulons voir quand l'Impact de Montréal joue dans la MLS?

Les Américains comprennent.

21 sur 35 joueurs sur l'équipe nationale américaine jouent pour des équipes de la MLS. Ils attirent une foule chaque partie - même à Toronto, où Michael Bradley et Josy Altidore jouent. Les joueurs désignés remplissent un autre créneau. Orlando a une communauté brésilienne importante, et a embauché Kaka pour les amener à assister aux parties. FC Dallas a embauché Fabian Castillo afin de rassembler la communauté latine. Les New York Red Bulls ont embauchés le Français prolifique Thierry Henry non pas parce qu'il est Français, mais parce qu'il attire de nombreux fans de football anglais dans leur stade. Partout dans la MLS, c'est ce que les équipes font: du ciblage.

Alors, que peut faire Montréal? Et bien, nous voulons un joueur qui va attirer les gens au Stade Saputo. Nous avons besoin d'un joueur qui attirera le marché pas seulement à Montréal, mais le marché francophone partout au Canada. Nous avons besoin d'un joueur qui représentera la ville de Montréal dans la MLS et au niveau international.

Nous avons besoin d'un héro de ville natale. Patrice Bernier obtient des applaudissements massifs chaque fois qu'il monte sur le terrain même s'il est originaire de Brossard, situé à dix minutes de Montréal. Il est bien connu et bien aimé. Il a participé à Tout le monde en parle, il est notre capitaine et est (pour le meilleur ou pour le pire) le visage de l'Impact de Montréal dans ce pays. Il attire les spectateurs au stade parce qu'il est souvent le seul joueur qu'ils connaissent. Voilà pourquoi il apparaît sur chaque annonce à la télévision, à la radio et sur les affiches de l'Impact. Le problème est qu'il joue rarement.

Alors, quels joueurs restent-ils? Nous avons renoncé à Karl Ouimette. Maxim Tissot et Jérémy Gagnon-Laparé sont les seuls autres joueurs qui viennent de la région, et ils sont encore moins présents sur le terrain que Patrice Bernier. Nous avons besoin d'un joueur de Montréal (ou du Québec en générale) qui n'est pas avec l'Impact, mais a une expérience internationale et de l'exposition nationale.

Les Américains, comme je le disais plus tôt, l'ont déjà fait. Ils ont ramené les joueurs de l'équipe nationale dans la MLS après leurs matchs de la Coupe du Monde de la FIFA l'été dernier. Brek Shea, Jermaine Jones, Mix Diskerud, Clint Dempsey, Josy Altidore et Michael Bradley jouent tous dans la MLS depuis 2013. Ils jouent tous pour l'équipe nationale américaine et ils ont tous rassemblé des fans dans les stades.

Alors, pourquoi Montréal ne pourrait pas engager certains joueurs internationaux de l'équipe nationale? Notre équipe nationale n'a pas eu le niveau de succès que les Américains ont su apprécié, mais elle s'améliore peu à peu. En outre, la Coupe d'Or éliminatoire de la Coupe du Monde et tous les matchs amicaux offrent des possibilités pour les fans de voir les joueurs de l'Impact, et pour les joueurs d'attirer les fans du Canada, le sport local et le football en général au Stade Saputo. Montréal a très peu d'histoire avec l'équipe nationale, et a seulement accueilli les jeux avant que l'Impact devienne une équipe de la MLS. Pourtant, Montréal a attiré 13 000 spectateurs à un match contre le Honduras en 2010, tandis que Toronto attire régulièrement moins de 10 000 fans.

Les joueurs actuels comme Samuel Piette (Deportivo de La Coruña), André Hainault (Unattached), ou Philippe Davies (Ottawa Fury FC) pourraient attirer tous les fans occasionnels dans le stade. Ils sont tous de jeunes joueurs locaux et ont une expérience internationale. Ils ont tous de la prestance, ils sont bilingues et pourraient interagir avec les fans d'une manière qu'Ignacio Piatti ou Andrés Romero ne peuvent pas. C'est-à-dire être réellement visible dans les médias, dans la ville et lors d'événements promotionnels. Même les joueurs qui ne sont pas de Québec, mais sont Canadiens, comme Tesho Akindele (FC Dallas) ou Cyle Larin (Orlando City FC) pourraient faire une différence.

Ces joueurs sont jeunes et peuvent ajouter la même présence de jeu qu'un joueur local avec l'expérience et une carrière établie possible. Olivier Occéan (Tippeligaen), originaire de Brossard, a offert de venir à Montréal pour un an ou deux avant de prendre sa retraite l'année dernière et les fans ont adoré l'idée. Il ne fait aucun doute qu'il aurait attiré les fans au Stade Saputo. Pourquoi l'Impact n'a l'a pas l'embauché?

Montréal a besoin d'un joueur désigné pour améliorer la qualité de l'équipe. Montréal a aussi besoin de joueurs que les fans occasionnels paieront pour voir jouer.

Un joueur local de l'équipe internationale comme Samuel Piette, qui avait l'air super contre la Dominique mardi soir, est exactement ce que l'impact devrait rechercher.