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L'Impact de Montréal continue de s'appuyer sur des facteurs X

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En pleine présaison, Frank Klopas continue à tester les forces et limites de ses joueurs et voir ce que donnerait un XI type montréalais.

Kim Klement-USA TODAY Sports

Malgré une flexibilité salariale limitée, l'Impact de Montréal a su maximiser les règles MLS en signant Santiago Gonzalez en tant que " découverte spéciale" . Cette signature renforce l'effectif du '' Bleu, Blanc et Noir ''  dans le secteur offensif mais des variables continue de hanter le club.

Le thème de la profondeur revenait souvent en 2012 et en 2013, mais disons que l'ére Jesse Marsch aurait pu se permettre cette acronyme. Deux ans plus tard, le club se retrouve encore avec des points d'interrogations à différents endroits sur le terrain.

Malgré des signes plus que révélateurs, l'Impact re-signe Nelson Rivas pour une autre année alors que le défenseur Colombien a seulement joué 12 matchs depuis 2012. La confiance régnait dans le camp de Klopas et co. à Montréal. Mais voici que Rivas se blesse tôt durant le séjour du club à Orlando et revient à Montréal.

On dirait même que Rivas retournerait en Colombie pour poursuivre sa récupération ainsi que pour des raisons personnelles. Comme en 2013, je n'ai pas pris en compte l'apport que Rivas pourrait apporter au club, quelque chose que le club aurait du faire auparavant.

Le potentiel de Rivas est indéniable mais le coup de poker de Nick de Santis a clairement échoué très tôt et c'est peut-être une bonne chose. Peut-etre que le club pourra s'ajuster rapidement que ce soit à l'externe et encore plus se tourner vers l'interne.

Même si Hassoun Camara est polyvalent versatile, que Jeb Brovsky continue à être vaillant et Matteo Ferrari reste un leader, rien ne changera la nécessité que la défense avait besoin de renforts. La recrue de mi-saison en 2013, Adrian Lopez, récupère d'une chirurgie au genou et va vraisemblablement revenir en Mars-Avril 2014.

Le coté " verre à moitié rempli " de cette histoire serait que le club se voit forcer la main , notamment Klopas, à donner du temps de jeu aux jeunes joueurs. Faisant partie intégrale de la philosophie du club, donner une chance aux jeunes sera une expérience intéressante et necessaire pour l'Impact en 2014.

Quand on parle de jeune défenseur central, le nom de Wandrille Lefevre vient rapidement à l'esprit. L'ex-académicien pourrait profiter de blessures et de rotation d'effectif pour s'imposer dans une ligne à quatre qui a besoin de fraicheur. On peut meme ajouter le nom de Karl W. Ouimette qui cherche lui aussi à gratter des minutes.

Mais dans le contexte de la défense, un manque tactique est venu hanter l'Impact en 2012 et 2013: le manque d'apport offensifs des latéraux. Au delà de seulement pointer du doigt Camara et Brovsky, le club n'a jamais su ou voulu établir un jeu sur les cotés.

Ce manquement s'avère encore plus fatidique lorsqu'on observe que le côté gauche de l'Impact est tel un appartement vacant, qui recherche un locataire prêt à signer un bail d'un an.


Mettant toute la pression sur Brovsky , autant défensivement qu'offensivement, ce manque ,coté babord des Bleus, les à rattraper plus d'une fois sous le capitaine Schallibaum.

Jouer serré au milieu de terrain nous permettra de gagner le ballon plus rapidement-Patrice Bernier

Ce débalancement des 2 cotés met encore plus de pression sur la construction du jeu de l'Impact, obligeant Justin Mapp et Patrice Bernier d'être en surrégime rapidement. Quoiqu'un Hernan Bernadello frais et dispos arrive en 2014 quasiment comme une nouvelle signature.


Même si le jeu montréalais se base sur la qualité technique de joueurs vétérans , mature et talentueux, il reste que le jeu collectif n'est pas encore mature.

Cette maturité nécessite du temps et du travail, quelque chose que les joueurs et le staff en sont conscients.

Mieux défendre sur tout le terrain est encore plus important cette année. Sans parler de formations précises, une cohésion défensive est nécessaire pour survivre dans une conférence de l'Est qui s'avère s'être considérablement améliorée.

Marquer des buts n'était pas un problème en 2012 et 2013 et l'arrivée de Gonzalez donne de l'espoir pour un jeu plus varié et moins prévisible. Mais lorsqu'on parle de l'apport potentiel d'Andrew Wenger et de Felipe Martins, on est quand même dans l'hypothétique et l'espoir.

D'ici les deux premiers matchs de la saison au Texas et le match d'ouverture au Stade Olympique contre les Seattle Sounders, on reste dans l'expectative de ce que le Bleu, Blanc et Noir peut accomplir sur le terrain.

Mais on n'oublie pas les valeurs sures du club qui continue d'avoir une contre-attaque dangereuse menée par le Terminator Di Vaio, le Maestro Bernier et l'effet Mappillon de Justin.

Va t-on s'inscrire dans la durée pour mettre en place les fondations d'un jeu pour les années à venir?

L'impératif de la Victoire prendra-t'il le contrôle de toute créativité et construction nécessaire?