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Est-ce que la MLS va dans la bonne direction?

La MLS fait-elle le bon choix en offrant des contrats exorbitants pour développer son niveau de jeu ?

Dan Hamilton-USA TODAY Sports

Le circuit Garber, comme toute autre ligue professionnelle nord-américaine, arrive à un moment de son développement où l’argent devient un acteur important dans la réussite sportive et économique de la ligue.

En MLS, les revenus des contrats télévisions ont augmentés de même que le salaire minimum et médian. De plus en plus de joueurs se joignent à la première ligue nord-américaine et donc de plus en plus de franchises se greffent au noyau créé en 1994. Il en va de soi, la ligue est actuellement en santé, même si elle est toujours considérée comme une ligue de seconde zone, mais pour combien de temps?

La Major League Soccer offre désormais un spectacle sportif bien plus élégant et appréciable pour les fans qu’à ses premières années. L’influence européenne commence à faire effet sur ce circuit qui avait grandement besoin de plus de finesse pour attirer les grands noms du ballon rond. Ceux-ci ont ouvert la porte pour les nouveaux exilés d’Europe qui débarquent en Amérique à coup de millions de dollars. Est-ce pour le mieux?

Deux réponses semblent naturelles à cette question:

Dans un premier temps, si on attire des joueurs de talents, cela aura définitivement pour effet d’augmenter l’attrait des joueurs à vouloir venir jouer dans cette ligue. Nous n’avons qu’à citer l’effet Beckham, par exemple, qui a largement fait profiter les propriétaires des clubs MLS.

Dans une autre perspective, le joueur moyen d’Europe ne voudra plus venir en Amérique s’il ne reçoit pas le même genre de rémunération que les Michael Bradley et Clint Dempsey empochent actuellement. Cela créera assurément un précédent négatif et les propriétaires devront donner de plus en plus de dollars pour convaincre les joueurs de venir en Amérique. Est-ce que la ligue aura les poches assez solides pour survivre à cela ?

Voici un léger portrait financier tiré d’articles du magazine Forbes.

Premièrement, en 2007, la ligue engendrait des revenus de 163 millions et une perte nette de 20 millions de dollars. Pour le rapport, publié au début de la saison 2014, la ligue disait avoir eu 500 millions de dollars dans ses coffres et un profit net de 35 millions. On parle ici d’un profit net presque 3 fois supérieur à celui de l’année de l’arrivée de David Beckham.

Par contre, la MLS est encore loin d’offrir des salaires compétitifs au joueur moyen. Nous n’avons qu’a pensé à la ligue la plus proche, la Liga MX, qui offre 418 000 $ de salaire moyen, alors que celui de la MLS frôle les 226 000$ en 2014, selon le syndicat des joueurs.

Deuxièmement, un autre fait intéressant est le nombre de millionnaires qu’il y a en MLS. En 2007 seulement 5 joueurs gagnaient plus d’un million de dollars. Aujourd’hui, plus de 18 joueurs font plus d’un million de dollars en salaire par an.

Bref, La ligue a-t-elle choisi le bon modèle d’affaires pour améliorer le niveau de la ligue? Trouvez-vous normal que Sebastian Giovinco gagnera plus de sous que Thierry Henry, Landon Donovan et Beckham?

Même si le cas de l'Italien a fait et fera couler beaucoup d’encre, je suis persuadé que la ligue n’avait pas le choix de sortir les gros billets.

Et vous amateurs, la venue de joueur à gros prix, est-ce la solution que la MLS soit  dans le top 10 des meilleurs ligues au monde  d’ici 2020?