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Si près, si loin

L'Impact nous aura fait croire au miracle durant 45 minutes exceptionnelles avant que l'América se réveille et joue comme la championne qu'elle est. Une deuxième mi-temps qui on remit les choses à leurs places, en quatre coups de poignard et des milliers de rêves brisés.

Merci pour tout, les gars.
Merci pour tout, les gars.
Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports

Kristian Nicht (4/10): Les circonstances de sa titularisation étaient certes bordéliques, le gardien allemand est passé à côté de son match. Sorties hasardeuses, tout comme ses dégagements, il n'a pas été décisif pour l'Impact. Accorder quatre buts en finale, ce n'est jamais bon signe.

Donny Toia (6/10): Toujours aussi solide en un contre un, moins solide dès le début du deuxième engament, à l'image de l'équipe. Le jeune américain semblait fatigué, sort sur blessure.

Laurent Ciman (7/10): Le vrai leader sur le terrain, c'est lui. Le voir, assis, regard dans le vide, après le match restera une image forte. Son attitude de conquérant ambitieux doit continuer à se retransmettre, car sa mentalité parle autant que ses pieds et c'est une voix à suivre.

Bakary Soumare (6/10): Une première mi-temps solide, bien que sa lenteur combinée à celle de NRC à droite de la défense a finalement été exploitée. Beaucoup trop d'espace laissés derrière laissant Ciman devoir tout faire seul, mais malheureusement, il est humain.

Nigel Reo-Coker (c)(5/10): Match très ordinaire, à sa défense, ce n'est pas sa position. Sur le premier but, il ne met aucun effort pour se replacer, laissant Benedetto seul pour effectuer son ciseau. Frustrant, surtout pour le capitaine de l'équipe en finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF.

Callum Mallace (6/10): Bon positionnement défensif, relance toujours aussi juste, mais toujours pas assez souvent utilisée. Malade doit prendre plus d'initiatives, car il a le talent pour les compléter (coucou la passe à Porter).

Marco Donadel (5.5/10): L'italien est expérimenté, mais durant le match, il semblait le jeune du tandem au milieu de terrain. Des jaillissements inutiles, impatients, qui l'ont surtout épuisé. L'América voulait faire courir l'Impact et Donadel est tombé dans le piège trop facilement. De plus, ses relances, et les coups de pied arrêtés étaient très mal exécutés, pourtant, c'est une de ses spécialités.

Dilly Duka (6/10): Une première mi-temps où sur chaque contre, il met le feu à la défense mexicaine. Par contre, privé de ballons en deuxième mi-temps, il fait face à un surnombre défensif sur chaque attaque où il devenait très prévisible.

Ignacio Piatti (6.5/10): Un diamant brut, pas tout à fait poli. Quand l'équipe joue bien, il l'élève avec son talent. Mais, quand l'équipe chute et qu'elle a besoin d'un sauveur, Nacho semble invisible. Sa chance ratée en première mi-temps reste un moment décisif du match.

Andrés Romero (6.5/10): À l'image de l'équipe, l'Argentin n'a su gérer son intensité. Un but sublime, car quand il a le ballon, son chaud bouillant devient glacial, durant un instant. Un carton jaune inutile, des fautes inutiles et des feintes inutiles. Un paradoxe.

Dominic Oduro (6.5/10): Il réussit le travail le plus ingrat, faire monter le bloc grâce à des fautes, des touches gagnées et à chaque fois, seul contre au moins quatre défenseurs adverses. Seul au monde.

Entrés en cours de jeu:

Jack McInerney (6/10): Entré à la 67e pour Donadel, cramé. S'il y a une chose qu'on ne peut reprocher à JackMac lorsqu'il rentre, c'est son intensité. Il se procure une occasion claire et il marque. Un vrai renard des surfaces.

Maxim Tissot (6/10): Entré à la 70e pour Toia. Une entrée difficile, sa mobilité amène un plus, des montées trop stériles, mais pouvait pas faire mieux dû au contexte.

Patrice Bernier (6/10): Entré à la 78e pour Mallace. Bernier méritait-il de commencer? Peut-être. Aurait-il changé l'issu du match? Dur à dire. Mais, lorsque l'Impact devait marquer, il avait besoin du ballon et donc de Bernier, il aurait peut-être dû rentrer plus tôt.