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L'Impact de Montréal en bonne forme avant la Finale contre le Toronto FC

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Début d'un franc redressement ou simplement le match de l'année avant de retourner aux mauvaises habitudes

Dan Hamilton-USA TODAY Sports

La fin de semaine dernière, L'Impact recevait l'équipe la mieux classée et la meilleure attaque de l'Association de l'Est. Contre toute attente, nous avons assisté au meilleur match du Bleu-blanc-noir depuis belle lurette et à leur deuxième victoire de la campagne en MLS.

Après tous ces matches nuls au tenace arrière-goût de défaite sinon carrément de régression, l'organisation tient un "match référence" qui vient en apaiser plusieurs, à commencer par le proprio M. Saputo lui-même.

Évidemment, par définition, qu'importe la qualité d'une équipe, il ne peut y avoir qu'un seul "meilleur match de l'année". Mais hey! Ne boudons pas notre plaisir. Après tout, je crois que nous méritions, dans la cadre d'une telle traversée du désert, ce petit moment de grâce durant lequel les espaces dans le tiers offensif semblent s'ouvrir par magie et le ballon coller aux pieds de nos favoris. On a vu:

-Un match démarré en 4-4-2 qui a offert une construction de jeu plus fluide et efficace que jamais en 2014. On voyait que chaque joueur avait un rôle et tenait à le jouer.

-À la défense, les joueurs revenaient vers leut but sans lésiner sur l'effort, venaient prêter main forte au joueur en contention et faisaient preuve d'application et de patience. J'ai vu à certains moments pas moins de sept joueurs (tous les défenseurs et tous les milieux sauf Felipe) revenir en une dernière ligne compacte et prête au sacrifice. Ça a fait plaisir.

-En offensive, toujours quelqu'un pour offrir des solutions au porteur du ballon. Nous avons vu que l'association DiVaio - Jac Mac en pointe est, au final, tout à fait possible et même très intéressante.

-Pour la première fois de l'année, nous avons été aussi menaçants sur les deux flancs à la fois avec la présence de Nakajima-Farran et de Romero. Le premier apporte une percussion et un rythme élevé qui semble donner beaucoup d'impulsion au jeu offensif et mettre l'adversaire davantage sur les talons. Le deuxième vit dans le moment une éclosion qu'on n'aurait pas crue à 50% possible à la lumière de ce que nous avions vu de lui avant cette séquence.

Qu'il joue ainsi parce qu'il sent la soupe chaude à cause des rumeurs de transfert ou parce qu'il est simplement en train de trouver ses marques importe peu. Dans les deux cas, nous serons amèrement déçus si cela s'avère d'être un feu de paille et, inversement, devrons quelques excuses à monsieur De Santis dans ce dossier si jamais Romero maintient un niveau de jeu similaire pour le reste de la saison.

-Nous avons également vu bon nombre de permumations entre les deux attaquants et surtout entre les milieux latéraux qui semblaient annihiler une bonne partie de la staticité qui faisait si mal à l'équipe. Les joueurs ont été à la fois responsables , solidaires et défensifs tout en ayant davantage carte blanche à exprimer leur talent en attaque. Voilà un juste milieu prometteur.

-Finalement, l'équipe a accompli ce tour de force en n'ayant ni Mapp, ni Bernier, ni même Nyassi sur le onze partant.

Maintenant, avec seulement deux victoires au compteur après un peu plus du tiers du calendrier de joué, il demeure ardu d'entretenir un réel espoir de rescaper cette saison. Plusieurs analystes se réfèrent aux points nécessaires pour se qualifier lors des années précédentes pour mesurer l'ampleur de la tâche à accomplir pour nos favoris.

Hélas! Peu importe le nombre de points, le fait demeure que seulement quatre équipes, au maximum, doivent faire mieux que l'Impact pour espérer se glisser dans la danse d'après-saison. Personnellement, je crois en la Nouvelle-Angleterre pour garder le cap tout au long de la campagne. Il est difficile de voir le Sporting et le Dynamo, malgré leurs pertes respectives lors de la Coupe du Monde, glisser sous la cinquième position. Reste Toronto, New York, Washington et Columbus en course avec nous pour les deux places restantes.

Vu ainsi, bien que j'aimerais crier au renouveau et à la remontée historisque, je n'ose pas trop y croire dans le moment. Dans cette optique, j'irais personnellement à fond dans le championnat canadien avec obejctif de tenter un parcours convaincant en CONCACAF.

Parce que de connaître une fin de saison respectable qui nous ferait terminer, disons, 7e, ne serait considéré comme une réussite par personne alors qu'inversement, de refaire les 16èmes sinon les 1/4 de finale ou mieux encore en CONCACAF donnerait quelque chose à afficher et à retenir de cette année 2014, en plus de faire vivre aux partisans "post-MLS" les émotions vécues par les "vieux de la vieille" en 2009.

Nous devons reconnaître que la nouvelle tendance à aller piger dans le bassin de talent nord-américain plutôt que de recruter à l'étranger porte ses fruits récemment. Nakajima-Farran et McInerney sont et continueront de devenir des pièces importantes de l'échiquier de Klopas tandis que Heath Pearce, malgré certains moments d'égarement, donne présentement un rendement que nous attendions plutôt de ce cher Ferrari en début de saison.

Considérant cela et le fait que le trio Mapp-Bernier-Nyassi puisse être ajouté au 11 qui a donné la leçon au Revolution, nous pourrions avancer qu'une certaine profondeur est en train de se développer au sein de l'effectif.

Comme de quoi, après avoir discarté deux ou trois fois, notre jeu d'ensemble de départ n'était effectivement pas si mal.

À partir de là, Frank Klopas saura-t-il appliquer la stratégie qui lui permettra d'utiliser les bonnes cartes aux bons moments?