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Qui mène la barre à l'Impact de Montréal?

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Qui est le patron de l'Impact de Montreal

Eric Bolte-USA TODAY Sports

Le capitaine récemment nominé sur le banc de touche. Un défenseur central connaissant ses pires moments à vie et qui semble un poison dans le vestiaire qui demeure titulairisé. Un ancien entraîneur qui confirme l'ingérence que nous craignions des proprios et autres dans la gestion soccer.

Par dessus tout, le coach actuel qui déclare à peu de mots près que le niveau de motivation de l'équipe n'est pas de son ressort puisque ses joueurs sont professionnels...!

Plus que jamais, il semble opportun de poser la question: à l'Impact, c'est qui le patron?

Dans un précédent article, j'avais nommé qu'il me semblait ,dans une certaine mesure, rassurant de pouvoir constater à travers certains investissements ou implications sociales, l'ampleur de la passion de M. Saputo pour le Beau jeu et pour l'Impact.

Idem pour ses quelques sorties ou tweets plus "musclés" qui, bien qu'en apparence parfois maladroits, pouvaient souvent se traduire simplement par "Je suis en cr***** parce qu'on a perdu, arrangons-nous pour gagner!". Jusque là, j'embarque.

Maintenant, voilà, force est de s'avouer que cette saison, cette hypersensibilité ne s'est pas traduite en résultats, loin de là. Après six matches sans la moindre victoire, c'est dur.

Dur pour les joueurs de se convaincre de pouvoir faire mieux le lendemain. Dur pour nous, partisans, qui sommes en quelque sorte testés dans le sérieux de notre engagement face à notre club de coeur.  Dur pour l'égo de M. Saputo et de la filiale italienne à la direction en général.

Comme si la méthode action/réaction s'était finalement rendue au bout de ce qu'elle pouvait donner:

  • Recruter de façon passive et tardive
  • S'entêter à garder certains joueurs dans le vestiaire.
  • Ne pas faire appel à un dépistage de qualité, mais plutôt à des contacts se voulant presque de l'info-pub (voici le Pisanu + et le Paponi 3000!).
  • Ne pas aller suffisamment fouiller dans ce que les autres clubs de MLS pourraient avoir à offrir comme renfort.

Que celui qui n'a jamais péché me lance la première pierre, mais avec Klopas, je me suis fié à son apparence, à ce qu'il dégageait, à ce que la direction en a dit. J'ai cru que le calme olympien, pour ne pas dire la froideur du gars, serait un équilibre parfait avec le sang chaud et l'émotivité du proprio et de ses amis.

Le problème, c'est que l'émotivité jumelée à un profond désir de vaincre, c'est pas mal ; jumelée à une évidente peur de perdre, tout fout le camp.

Je ne semble pas être seul à le soupçonner si on en croit les réseaux sociaux et autres forums et j'espère que nous nous trompons tous. Par contre, certaines choses donnent l'impression que Schallibaum a fait quelques concessions l'an dernier pour plaire à la direction, concessions qu'il n'a pas accepté de continuer de faire en demeurant à la barre de l'équipe.

Ces concessions qui, on suppose, constituaient une bonne part des décisions jugées douteuses par le public si on lit entre les lignes de la fameuse entrevue accordée récemment au journal suisse.

Ont-ils simplement trouvé en Frank Klopas un coach avec un certain renom qui, craignant l'absence d'autres potentielles avenues professionnelles, a accepté de venir ici à la condition d'obéir?

Plusieurs disent en semi-dérision que nous aurions, au final, du garder le volcan suisse. Encore plus nombreux sont ceux qui, au bout de six journées, ont finalement appuyé sur le bouton panique.  Est-ce que j'en suis? Je sais pas trop...

Faut que je dise par contre que l'an dernier, j'étais fier de ce qu'on était : les Frenchie-Italiano à la forteresse imprenable, au goleador de feu avec le pilote tellement passionné qu'il en oubliait qu'il ne pouvait pas embarquer sur le terrain lui-même.

Cette saison, l'Impact, c'est quoi...?