Mount Royal Soccer: All Posts by Samuel Savy La Vie en Bleu https://cdn.vox-cdn.com/community_logos/50925/mrs-fav.png 2020-11-19T00:18:23-05:00 https://www.mountroyalsoccer.com/authors/samuel-savy/rss 2020-11-19T00:18:23-05:00 2020-11-19T00:18:23-05:00 De la parole aux actes...Comment? <figure> <img alt="CD Olimpia v Montreal Impact: Quarterfinals - Leg 1 - 2020 CONCACAF Champions League" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/QHBE2T3ieTo7zLew9AS_rqQDVBA=/0x0:3000x2000/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/67815376/1212007773.0.jpg" /> <figcaption>Thierry Henry semble avoir une mainmise intéressante sur son vestiaire, lui donnant plus de latitude au niveau de ses décisions et, surtout, ses paroles. | Photo by Minas Panagiotakis/Getty Images</figcaption> </figure> <p>Le discours de l’entraîneur pour l’affrontement contre le Révolution sera intéressant, mais la réponse des joueurs le sera encore plus...</p> <p id="Dt9Mbs">Il est impossible de rester indifférent lorsque, à quelques minutes d’un match, le groupe encercle le coach pour écouter son discours. Souvent exempt de consignes tactiques, ce moment a une sorte de magie, presque méditative, où il est possible d’être en contrôle de ses pensées et de son corps à 100% avant de s’adonner à la folie d’un quatre-vingt dix minutes de grande intensité. La section médias de l’Impact de Montréal a pris bien soin, dans les dernières semaines, de partager certains discours de Thierry Henry, particulièrement ceux qui précèdent les parties. Le regard vif de l’entraîneur agencé avec ses paroles posées, réfléchies et directives semblent réellement captiver l’attention des joueurs. De la plus verte recrue aux vétérans, tous cherchent le regard de leur patron, comme s’ils souhaitaient impliquer tous leurs sens dans l’absorption des mots inspirants. Certes, l’ancienne gloire d’Arsenal semble avoir une capacité impressionnante à communiquer les bonnes choses à son équipe ainsi qu’à doser les émotions qu’il harmonise à ses paroles, mais concrètement, sur le terrain, comment les joueurs peuvent-ils continuer sur la lancée positive créée par l’entraîneur?</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Vancouver Whitecaps FC at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/Bu64Q-OwZrvr_qH-pyOTYcUVon8=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/22049313/usa_today_14831138.jpg"> <cite>Eric Bolte-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>L’implication physique et l’envie seront sans doute en haut de la liste de priorités de Thierry Henry à l’aube de l’affrontement face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre.</figcaption> </figure> <p id="s3tFhD">Un cas de figure pour trouver une piste de solution serait l’affrontement du 20 novembre prochain, face au Revolution de la Nouvelle-Angleterre. L’Impact jouera évidemment sans <span>Samuel Piette</span>, suspendu et à moins d’un dénouement franchement improbable, sans Victor Wanyama, en quarantaine de ses déplacements au Kenya et aux Comores. Il est évident que le milieu du terrain de l’Impact de Montréal sera grandement handicapé par l’absence des deux réguliers. Bien sûr, Thierry Henry cherchera à ajuster tactiquement son équipe pour permettre d’insérer des réservistes avec des profils différents des joueurs manquants. Toutefois, l’envie et la fraîcheur de ces joueurs n’est absolument pas à négliger, le onze ayant tellement peu changé au cours des dernières semaines. Sachant cela, les remplaçants assignés aux postes de Wanyama et Piette auront la responsabilité de connaître leur rôle plus que jamais, mais également de jouer à l’intérieur de leurs limites. Par exemple, il est impensable de demander à Emmanuel Maciel de jouer très bas, dos au jeu en protection de balle à l’instar de Victor Wanyama quand l’IMFC possède le ballon profondément dans sa zone. L’Argentin a cependant la capacité intéressante de se glisser entre les lignes avec son corps déjà positionné vers l’avant pour décocher une passe en profondeur précise. En connaissant des moments forts sur des jeux que l’athlète reconnaît être capable d’exécuter crée de la confiance, transposant cette même confiance au reste de l’équipe. Le plus grand danger qui guette l’Impact dans ce département est le zèle d’un joueur moins rodé qui casse le rythme et la confiance fragile au sein de l’effectif.</p> <figure class="e-image"> <img alt="Montreal Impact v DC United" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/2cYmF2VSVIgCNljgu3h9bvXiX0Y=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/22023230/1229541344.jpg"> <cite>Photo by Scott Taetsch/Getty Images</cite> <figcaption>Samuel Piette quitte le terrain après une expulsion méritée face au DC United. Qui remplacera le milieu de terrain québécois au Gillette Stadium?</figcaption> </figure> <p id="nJV8Hr">Dans le même ordre d’idée, l’Impact gagnera à carburer au sentiment d’outsider. L’idée serait donc de transformer la déception d’avoir perdu des membres importants du onze ainsi que le regret de la fiche perdante en saison régulière en énergie revancharde. Pour la Nouvelle-Angleterre, il est presque impossible que psychologiquement, la fiche gagnante face à l’Impact ainsi que la joie de ne pas affronter le milieu de terrain habituel n’affecte pas le vestiaire. Il est évident que Bruce Arena adressera la situation avec son club et insistera sur le fait de ne pas prendre l’Impact à la légère. Un tel discours n’est-il pas prophète de malheur dans bien des cas? L’entraîneur américain a déjà affirmé s’attendre à un Impact défensif et organisé. Pour le onze montréalais, chaque minute doit constituer une victoire dans la mesure où le score n’est pas négatif et l’énergie positive se transformera en replis défensifs vigoureux, en duels aériens victorieux, en tirs bloqués, qui, forceront le doute dans la tête des joueurs du Révolution au fur et à mesure que le cadran avance. Il va sans dire que les Revs voudront piler sur l’animal blessé, mais si l’Impact ne voit cette blessure de manière que très superficielle, les perspectives pourraient venir hanter l’équipe de la Nouvelle-Angleterre, qui n’aura plausiblement pas l’instinct du tueur pendant 90 minutes.</p> <p id="hpYyEv">Au cours de ces mêmes 90 minutes, l’Impact aura à identifier les moments plus dangereux, où il a déjà pêché dans le passé. On entend à répétition que les phases de jeu dans les débuts et fin de mi-temps sont difficiles à gérer pour l’Impact. Si Bruce Arena n’affiche pas sur le tableau les statistiques de l’adversaire dans les quinze minutes précédant et suivant la pause, il prendra certainement un moment pour le verbaliser à ses hommes. Cela dit, Thierry Henry aura la possibilité de modifier ses demandes tactiques pour changer cette tendance douloureuse. Bien que le pilote français a des demandes précises au niveau de la relance, l’utilisation du jeu plus direct vers un pivot offensif pourrait voir l’Impact diminuer les possibilités de revirements dans les moments plus difficiles. Un positionnement d’avant-centre de, par exemple, <span>Romell Quioto</span> ou <span>Mason Toye</span> au moment de gérer ces moments pourrait s’avérer être un sorte de valve de surpression, permettant aux Montréalais de souffler et réduire les transitions par le milieu de terrain affaibli. Leur capacité à absorber le ballon sous pression et ouvrir le terrain pour les joueurs arrivant en deuxième vague pourrait être une alternative intéressante à la construction débutant par les arrières. Bien qu’il s’agisse ici seulement d’une possibilité de modifier les idées tactiques, ça prendra aussi une conscience collective de prudence dans les moments où le groupe s’affaiblit et s’expose physiquement, tactiquement et psychologiquement. Statistiquement, l’Impact a eu très peu de succès lorsqu’il a tenté de réparer des erreurs commises dans ces moments charnières, démontrant d’autant plus l’importance d’avoir une mainmise sur ces intervalles et de surtout ne pas les laisser au fruit du hasard.</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Montreal Impact at Vancouver Whitecaps FC" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/d8II5fN2cMY6FCv58R69t31-TxI=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/22049736/usa_today_14940269.jpg"> <cite>Anne-Marie Sorvin-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>La hargne de Romell Quioto sera un élément clé, comme elle l’a été toute la saison. Sa polyvalence pourrait aussi être bénéfique à des moments bien précis.</figcaption> </figure> <p id="7KDk4M">Tout compte fait, Thierry Henry aura un grand mot à dire sur les succès de son club vendredi. Il doit évidemment ajuster son dispositif tactique ainsi que les idées derrière ses demandes, pour contrer la perte de ses deux amarres au milieu de terrain. L’entraîneur n’est pas dupe, il sait toutefois très bien que le sport s’étend à beaucoup plus que des X et des O sur un tableau. Le pilote montréalais aura donc à jouer de psychologie pour trouver les mots exacts pour modeler la pensée de ses hommes, qui, soyons francs, auront beaucoup à faire pour vaincre leur adversaire. C’est loin d’être la première fois qu’une équipe sportive se retrouve acculée au pied du mur et l’histoire a prouvé à plus d’une reprise que cette même équipe semble souvent être en mesure de puiser dans des ressources jusque là inconnues pour faire face à l’adversité. Et si une équipe semble être certifiée cette année dans la connaissance de l’adversité, il s’agit bel et bien du bleu-blanc et noir. Espérons qu’ils en auront tiré des leçons.</p> <p id="xttgGe"></p> <p id="0gADtn"></p> <p id="9SVV6k"></p> https://www.mountroyalsoccer.com/2020/11/19/21572245/de-la-parole-aux-actes-comment Samuel Savy 2020-09-22T16:09:40-04:00 2020-09-22T16:09:40-04:00 Un problème en attire un autre <figure> <img alt="MLS: Philadelphia Union at Montreal Impact" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/WYoLrCdlBhoPFJjEVi8CZOxJ6h8=/0x0:2371x1581/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/67451160/usa_today_14958692.0.jpg" /> <figcaption>Romell Quioto quitte le terrain suite à son expulsion hâtive à Harrison, au New Jersey. | Dennis Schneidler-USA TODAY Sports</figcaption> </figure> <p>Indiscipline isolée ou recherche d’identité qui tourne au vinaigre?</p> <p id="I0rfaA">Cette fameuse identité... Depuis l’ère des vétérans aguerris, L’Impact de Montréal, ne l’a toujours pas trouvée. Lors des moments plus sombres, le groupe pouvait s’apaiser grâce à la sagesse de <span>Patrice Bernier</span>, la hargne d’<span>Hassoun Camara</span>, la classe de Nacho Piatti ou l’aura de Didier Drogba. Le sport étant ce qu’il est, ces monuments ont quitté le club pour laisser place à une nouvelle vague de joueurs, recrutée en grande partie par Rémi Garde. Le pilote français, de son propre aveu, cherchait à diriger une équipe pragmatique et professionnelle. Les recrutements ont évidemment été dans ce sens. L’idée était d’amener en sol montréalais des joueurs qui feraient briller le collectif et qui moduleraient leur propre personnalité sportive autour d’un système de jeu commun. L’indiscipline passée n’avait plus sa place, et ce, dans tous les champs de pratique de ses hommes. </p> <p id="SHVkRY">Plusieurs joueurs ont rapidement eu à s’adapter. L’hygiène de vie des athlètes sous Rémi Garde n’avait pas de prix. Les camps préparatoires en Floride, où les Montréalais étaient soumis à du conditionnement physique hors norme, illustraient la mentalité que le staff cherchait à instaurer. Les pierres d’assises du nouveau régime étaient fermes et directives. Cela dit, le plus gros changement apporté par l’ancien entraîneur-chef a été la discipline au sens sportif du terme. En 61 matchs sous Rémi Garde, le bleu-blanc-noir s’est vu décerner seulement 92 cartons jaunes et 6 rouges. Aucun joueur n’a vu rouge suite à un deuxième carton jaune entre mars 2018 et août 2019.</p> <p id="RBCu8w"></p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Los Angeles FC at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/3jyGJq3xMe6_SQ1_exfGFW8QzuE=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/10716155/usa_today_10798735.jpg"> <cite>Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Victor Cabrera est expulsé au Stade Saputo lors de la première visite du LAFC, en avril 2018. Il s’agissait d’un carton rouge pour avoir anéanti une occasion évidente de marquer, à la 31ème minute.</figcaption> </figure> <p id="y767dw"></p> <p id="UZwpGt">L’effet pervers du pragmatisme et de la discipline peut toutefois causer d’importants torts à un groupe d’athlètes. Lors de la saison 2019, bon nombre de joueurs ont vu leur engagement et amour du blason questionné. Le peu d’implication physique lors de matchs a été pointé du doigt et est devenue une tendance inquiétante auprès des partisans. Certes, l’Impact terminait la grande majorité de ses matchs à égalité numérique, mais qu’en était-il de l’effort? Remi Garde, à plusieurs reprises dans les mois qui ont précédé son congédiement, questionna ouvertement le désir et l’envie de ses hommes. Pourtant, ce décorum était l’identité recherchée à la base. La faute ne pouvait être placée uniquement sur l’entraîneur. L’attitude collective demandée était intéressante, mais ne réussit pas a générer l’émotion nécessaire pour gagner des matchs dans les tranchées et arracher des victoires où chaque fibre du maillot était mouillée. Le groupe en place n’a jamais répondu de façon efficace et chronique au message.</p> <p id="SPGGYn">Le changement de direction de l’Impact, sans le dire ouvertement, a emmené le club vers une tangente bien différente. Olivier Renard et Thierry Henry ont vu s’insérer dans leur effectif des joueurs avec des profils sportifs différents, mais ayant des profils psychologiques assez similaires. Un effort semble avoir été mis en place pour recruter des hommes plus émotifs, impliqués, teigneux, voire revanchards. Victor Wanyama avait la réputation d’être très physique même en Angleterre, ligue reconnue entre autre, pour ses contacts au corps. <span>Romell Quioto</span>, à Houston et en équipe nationale, avait déjà démontré un côté explosif à sa personnalité, mais combien utile lorsque bien canalisé en situation de match. Joel Waterman avait, en Canadian Premier League, vu cinq cartons jaunes et un rouge en 25 parties, le plaçant dans les meneurs au niveau des statistiques. Les recrues Luis Binks et Emanuel Maciel, avaient été vantés pour leur caractère et leur penchant pour le jeu robuste.</p> <p id="yIqgis"></p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Montreal Impact at Vancouver Whitecaps FC" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/qJC5yMsq9PdOvgt38uTBcpiOOz0=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/21900773/usa_today_14940088.jpg"> <cite>Anne-Marie Sorvin-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Luis Binks et Victor Wanyama au duel. L’implication physique des deux anciens de Tottenham fait partie intégrale de la nouvelle identité du club.</figcaption> </figure> <p id="rm2Vug">Les premiers matchs de Thierry Henry lui ont donc permis d’admirer l’envie de son groupe lors des éliminatoires de la Ligue des Champions de la Concacaf. On sentait un groupe revigoré et affamé sur le terrain. Le début de la saison MLS pré-COVID n’en était que la suite logique. À Orlando, par contre, lors de la reprise des hostilités, le pilote du club a questionné publiquement le désir de compétition de ses hommes. Il s’attendait à voir son équipe beaucoup plus émotive et impliquée, se refusant d’être une équipe facile à affronter. Le problème a été adressé promptement, ce qui apporta aux joueurs des éloges de la part des observateurs. On a notamment louangé la <em>grinta</em> de Romell Quioto ainsi que l’agressivité de la paire Camacho-Binks. Les quatre milieux de terrain réguliers (<span>Saphir Taider</span>, <span>Samuel Piette</span>, Emanuel Maciel et Victor Wanyama) n’y ont pas échappé, eux qui ont récupéré un nombre élevé de ballons depuis leur utilisation régulière en quatuor. L’identité commençait à prendre forme, lentement mais sûrement. </p> <p id="27qAkc">L’histoire nous amène donc au 13 septembre 2020, au BC Place à Vancouver. Emanuel Maciel tacle par derrière Cristian Dajome alors que le bleu-blanc-noir a le vent dans les voiles. Une expulsion complètement inutile pour un geste tout aussi inutile. Trois jours plus tard, Dajome tacle dangereusement <span>Rudy Camacho</span> qui reste au sol. Fredy Montero s’approche du défenseur montréalais et lui suggère de se relever. Le Français réplique avec un coup de poing au genou de son adversaire, qui lui vaut une expulsion. Le 20 septembre, au Red Bull Arena, l’Impact mène 1-0 lorsqu’à la quinzième minute, Romell Quioto, après avoir essuyé un tacle assez bénin, lance un coup de coude derrière la tête de Mark McKenzie. Il sera le troisième joueur en une semaine à voir rouge, le deuxième en première demie d’un match où le onze montréalais était en plein contrôle.</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Montreal Impact at Vancouver Whitecaps FC" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/awy3T6a22sJqfVVKQ7Kiiwk00_8=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/21900821/usa_today_14940101.jpg"> <cite>Anne-Marie Sorvin-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Rudy Camacho frappe Fredy Montero, suite à une altercation anodine. Il sera expulsé par Drew Fischer quelques moments plus tard, clouant du même coup le cercueil de l’Impact pour le Championnat Canadien 2020.</figcaption> </figure> <p id="8sH6L1">Depuis, les critiques fusent de partout. Elle sont légitimes d’ailleurs. Toutefois, il est important de mettre en contexte où nous en sommes dans le temps, non seulement sous le règne de Thierry Henry, mais également dans l’histoire du club. L’entraîneur-chef n’en est qu’à ses débuts avec l’Impact, lui qui avait une mentalité à changer. Les années précédant son arrivée ont été tapissées de performances maussades où la foule du Stade Saputo semblait plus émotive que certains acteurs portant les couleurs du club. L’électrochoc, autant au niveau sportif que marketing était inévitable. La problématique ici est que, dans le feu de l’action, lorsqu’on sollicite les émotions de certains humains, une réaction rationnelle ne peut être garantie. Sachant qu’une décision rationnelle est inversement proportionnelle à l’émotion générée, c’est à se demander si les Montréalais n’ont pas poussé le concept trop loin? L’Impact semble avoir pêché dans l’excès d’émotion récemment, un peu comme ils l’avaient fait au niveau du pragmatisme, il y a quelques années. Tout entraîneur ayant vécu de telles situations dira toutefois qu’il est plus facile de canaliser l’émotion de ses athlètes que de tenter d’en injecter au sein d’un groupe désabusé.</p> <p id="NeYNQ6"></p> <p id="D2ey9l">Il s’agit sans aucun doute d’un problème que Thierry Henry aura à régler rapidement. Il est impensable que l’Impact puisse performer lorsqu’il se retrouve en désavantage numérique pour d’aussi longues périodes. Le bémol ici est qu’il s’agit d’un problème intéressant pour le pilote français, car il s’incruste fermement dans le chaos de la recherche d’identité. Il a sous la main un groupe explosif mais qui s’offre comme un contraste important avec le groupe précédent. Le travail d’un entraîneur de nos jours est beaucoup plus psychologique qu’il ne l’était dans le passé. Cela dit, les bases commencent à prendre forme pour Thierry Henry au niveau tactique, mais également au niveau de l’attitude collective. À très court terme, les incidents de la dernière semaine peuvent paraître absurdes, mais une partie de Thierry Henry doit se voir rassuré d’avoir à canaliser des excès alors que d’autres entraîneurs auraient sans doute rêvé d’une étincelle occasionnelle...</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2020/9/22/21450165/un-probleme-en-attire-un-autre Samuel Savy 2020-07-11T12:47:42-04:00 2020-07-11T12:47:42-04:00 Trois réponses: MLS is back, premier acte. <figure> <img alt="Montreal Impact v New England Revolution - MLS Is Back Tournament" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/X9fIWbAD942MFX8NjgI5kC4HjPk=/0x339:1798x1538/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/67045429/1255297925.jpg.0.jpg" /> <figcaption>Maxi Urruti, à l’image de l’Impact, a perdu la majorité de ses duels dans une performance insipide à Orlando. | Photo by Douglas P. DeFelice/Getty Images</figcaption> </figure> <p>Impact 0-1 Révolution</p> <p id="rx9rAo">La reprise anormale mais tout de même rafraichissante de la MLS s’entamait, pour l’Impact de Montréal, avec un choc face au Révolution de la Nouvelle-Angleterre. La disposition des terrains digne des doux tournois de jeunesse ainsi que l’absence de foule nous rappelait que les évènements des derniers mois étaient biens réels. Malgré tout, le soccer prenait la place centrale pour tous ceux rivés devant leurs écrans pour le début de ce tournoi. En plus du retour attendu de l’Impact, il était intéressant de voir si les décisions de Thierry Henry allaient apporter des réponses aux interrogations sur le duo Piette-Wanyama, l’utilisation de Bojan, ainsi que la nouveauté des cinq changements. Sans évidence nette, il a tout de même été possible de déceler des éléments de réponse à travers la brume d’une performance morne offerte par le onze montréalais. </p> <p id="8FDrc2"><strong>Wanyama, Piette ou les deux?</strong></p> <p id="1l5t80">Bien que les deux hommes ont été utilisés par Thierry Henry, l’affrontement face au Révolution nous a peu éclairé sur le présent questionnement. Victor Wanyama a été utilisé en tant que 6, en ayant également la responsabilité de mener le jeu à partir de très bas sur le terrain. <span>Samuel Piette</span>, pour sa part, a joué tantôt comme latéral droit, tantôt comme milieu central droit. Le système de jeu en première demie demandait énormément de flexibilité à l’international canadien, qui devait ajouter du nombre à la défense sans le ballon, et également s’offrir en option au milieu de terrain ou en latéral droit quand l’équipe était en possession. L’idée en soi était intéressante, étant donné que l’entraîneur montréalais avait anticipé un pressing agressif du Révolution. En février, l’Impact avait pu utiliser facilement la largeur que les cinq défenseurs alignés offraient pour sortir rapidement de sa zone défensive face à un pressing passif. Henry se doutait bien qu’il ne pourrait surprendre Bruce Arena une deuxième fois. C’est probablement pourquoi le milieu de terrain québécois a été utilisé en sentinelle, s’offrant comme porte de sortie pour casser le pressing haut et nombreux de la Nouvelle-Angleterre. En deuxième demie, lorsque Piette a été repositionné exclusivement au milieu du terrain, son rôle était similaire à celui de <span>Saphir Taider</span>, soit de jouer légèrement plus haut que Wanyama dans un milieu à trois. Si ce système a démontré l’étendue de l’efficacité de Wanyama, Piette a semblé à court d’idées. De plus, il semblait avoir tendance à glisser dans sa position habituelle de numéro 6, jouant trop près du Kenyan pour réellement être un option de passe intéressante. Ces constats amèneront sans doute l’entraîneur à se questionner sur la complémentarité des deux hommes, sans quoi leur partenariat pourrait se transformer en compétition pour le même poste.</p> <figure class="e-image"> <img alt="Montreal Impact v New England Revolution - MLS Is Back Tournament" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/g2VaNTmY9g4_EpDOg06DfINkozg=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/20076617/1255297880.jpg.jpg"> <cite>Photo by Douglas P. DeFelice/Getty Images</cite> <figcaption>Victor Wanyama a été un point très positif dans une soirée assez négative pour l’Impact de Montréal.</figcaption> </figure> <p id="1uLkBy"><strong>Où s’insère Bojan dans le casse-tête?</strong></p> <p id="dL9Sst">Comme pour les deux joueurs cités précédemment, la partie face à la Nouvelle-Angleterre n’a donné que des débuts de réponse à cette question. Utilisé à l’aile, avec la permission de marauder une position plus centrale, Bojan a semblé très peu créatif. Le premier constat est que Thierry Henry n’a pas semblé enclin à utiliser l’Espagnol en faux 9. En donnant la chance à Bojan de prendre possession du ballon plus bas sur le terrain, l’entraîneur de l’Impact a joué sur la force principale de Bojan, celle de fixer un adversaire pour l’éliminer. Bien que l’ancien de Barcelone a fait reculer la défense à plusieurs reprises, il a manqué cruellement d’imagination et d’ambition des les derniers vingt mètres. Sa substitution hâtive en deuxième demie donne un bon indice du niveau de satisfaction du personnel technique envers sa performance. Comme pour Samuel Piette, Thierry Henry semble vouloir compter sur le joueur en question. Il a évidemment le niveau de jeu pour être un joueur d’impact en MLS, mais n’a pas semblé à son meilleur dans les schémas tactiques de son nouvel entraîneur, jusqu’à présent.</p> <p id="7a9ycJ"><strong>L’Impact avantagé ou lésé par les cinq changements?</strong></p> <p id="PZYyF4">Difficile à dire. Dans une performance aussi insipide, Thierry Henry a effectué plusieurs changements d’insatisfaction. À la mi-temps, il est retourné à son système plus habituel de défenseurs latéraux, en remplaçant Orji Okwonkwo par Zachary Brault-Guillard. Le Nigérian connaissait un match difficile, il s’agissait donc d’une pierre, deux coups pour Henry qui retirait un joueur peu efficace et changeait au même moment sa stratégie. Ensuite, l’entrée de <span>Romell Quioto</span> et de Ballou Tabla ont été positives pour le onze montréalais qui a semblé souffler un peu. Quioto a donné la chance à l’Impact de quitter sa zone par des longues balles qu’il maitrisait sous pression des défenseurs adverses. Sa réussite en protection de balle permettait ensuite à ses coéquipiers de joindre le jeu et créer un peu de possession en territoire ennemi. Ballou, pour sa part, a semblé très volontaire dans son effort et a pris la responsabilité d’aller au duel un contre un à quelques reprises. Son tir à quelques secondes de la fin a passé très près faire oublier une maigre performance de son équipe, par un moment de brio individuel. Lassi Lappalainen pour sa part, est passé à côté de ses minutes. Tout compte fait, Henry a fait de son mieux par son dynamisme au niveau de ses changements, mais dans un contexte où si peu de joueurs ont été à leur niveau habituel, il faudra une nouvelle performance avant de pouvoir juger l’impact réel des deux changements supplémentaires qu’ont en poche les entraîneurs. </p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: New England Revolution at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/AQjigjrw1mVciCMP60EegC9GkEw=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/20077477/usa_today_14495917.jpg"> <cite>Peter Casey-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Thierry Henry s’est dit très déçu de la performance de ses joueurs en conférence de presse. Il est revenu à quelques reprises sur le nombre de ballons perdus inutilement par son équipe.</figcaption> </figure> <p id="mTCP9M">Ce sont donc trois points très importants qui s’envolent pour l’Impact dans cette ronde de qualification du tournoi MLS is back. Pour espérer progresser du groupe, l’Impact aura à démontrer beaucoup de résilience et d’envie face à de bons adversaires en Toronto et Dc United. Thierry Henry aura des changements à faire, mais également un fort travail d’évaluation de son équipe. Il s’agissait réellement de la première contre-performance claire de l’ère Henry. Pour l’entraîneur français, ce moment d’adversité lui donnera la chance de connaître encore un peu mieux ses joueurs. Et rien de mieux comme test de caractère qu’un derby face au Toronto Fc qui semble tomber très à point...</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2020/7/11/21320313/trois-reponses-mls-is-back-premier-acte Samuel Savy 2020-07-08T20:22:55-04:00 2020-07-08T20:22:55-04:00 Trois questions: MLS is back, premier acte. <figure> <img alt="MLS: Champions League Quarterfinal-CD Olimpia at Montreal Impact" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/VKjVIlfbqXwBBZGGZWxQEeaJFDY=/0x146:3735x2636/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/67033927/usa_today_14169051.0.jpg" /> <figcaption>Quelques jours avant l’arrêt complet des sports professionnels en Amérique du Nord, l’Impact célébrait le magnifique but de Saphir Taider face au CD Olympia. | Eric Bolte-USA TODAY Sports</figcaption> </figure> <p id="QrDl90">C’est dans quelques heures que s’amorce, pour l’Impact de Montréal, la première (et espérons seule) participation à un tournoi à forte saveur de pandémie. À tort ou à raison, la MLS a invité toutes ses équipes à participer à ce tournoi en sol floridien. Pour des raisons de santé et d’éthique, beaucoup des joueurs et partisans ont exprimé leurs réserves quant à la pertinence d’un tournoi à ce moment précis. Avec le retrait du Fc Dallas en raison de nombreux cas de contamination au sein de l’équipe et le report du premier match de Nashville pour les mêmes raisons, difficile de croire que les joueurs et entraîneurs auront la tête à 100% au soccer. Pourtant, malgré quelques frayeurs d’un possible faux-positif dans la troupe montréalaise, l’équipe est bel et bien en santé et prête à compétitionner. Ce sont les hommes de Bruce Arena, le Révolution de la Nouvelle-Angleterre qui seront les premiers obstacles à un succès montréalais. À l’aube de cet affrontement, voici trois questions dont les réponses restent en suspens.</p> <p id="GhcvVe"> <strong>Wanyama, Piette ou les deux?</strong></p> <p id="y87GSJ">L’arrivée de Victor Wanyama donne une latitude plus que bienvenue à Thierry Henry au milieu de terrain. L’international kényan semble bâti dans un moule rêvé pour la MLS avec ses capacités physiques indéniables et son jeu de transition efficace. <span>Samuel Piette</span>, pour sa part, est un milieu défensif beaucoup plus naturel que Wanyama, qui semble à l’aise dans un rôle légèrement plus avancé qu’un 6 traditionnel. Il est encore difficile de savoir si ces deux joueurs seront en compétition pour le même poste ou si Henry sera tenté d’ajuster son système de jeu pour accommoder les deux hommes. Si la première des deux options se matérialise, le statut de joueur désigné de l’ancien de la Premier League nous donne un indice sur qui sera le choix de l’entraîneur français. Toutefois, si les deux joueurs sont dans les plans des entraîneurs, un 4-2-3-1 pourrait être utilisé pour la première fois cette année. L’idée d’ajouter du nombre et du muscle au centre pourrait être tentante, étant donné que Wilfried Zahibo, du Révolution, avait dominé physiquement le milieu du terrain en février, au Stade Olympique.</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Champions League Quarterfinal-CD Olimpia at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/3bSGBMk0rjG8-3fvWpzUlEHZaqs=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/20073867/usa_today_14169041.jpg"> <cite>Eric Bolte-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Samuel Piette en action en mars. Quel statut aura-t-il dans l’équipe avec l’arrivée de Victor Wanyama?</figcaption> </figure> <p id="gsq3F5"><strong>Où s’insère Bojan dans le casse-tête?</strong></p> <p id="wA6MH5">Au cours des succès du début de saison de l’Impact, l’éléphant dans la pièce était la pauvre contribution de Bojan dans le jeu. Bien que son implication et son éthique de travail ne pouvait être remise en question, le gradué de la Masia n’a jamais été capable de mettre son empreinte sur l’équipe. Le système de jeu employé avant l’arrêt des activités s’appuyait énormément sur la contribution offensive des défenseurs latéraux et ailiers. Bojan, pour sa part, devait s’offrir comme dépanneur en tant que faux 9, décrochant de sa position initiale pour ajouter une option au milieu du terrain. Trop souvent, l’Espagnol était isolé et pris en surnombre ce qui neutralisait sa créativité individuelle. Pour régler ce problème, Thierry Henry pourrait être tenté de le décaler en numéro 10 (milieu offensif), ce qui lui donnerait la chance d’attaquer la défensive adverse de face, avec le ballon déjà à ses pieds. En un contre un, Bojan a les qualités pour feinter et éliminer un adversaire. Toutefois, son jeu dos au but, en tant que faux 9, ne lui permettait pas d’être aussi créatif qu’il l’aurait probablement voulu.</p> <figure class="e-image"> <img alt="New England Revolution v Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/r671NggB-62eiaV-Qwgvs8WRBNg=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/20073871/1209909861.jpg.jpg"> <cite>Photo by Minas Panagiotakis/Getty Images</cite> <figcaption>Bojan, entouré de quatre joueurs du Révolution, a souvent semblé seul dans le système de jeu de Thierry Henry.</figcaption> </figure> <p id="DNxubY"><strong>L’Impact avantagé ou lésé par les cinq changements?</strong></p> <p id="xhiEvb">Plus que jamais, la profondeur des équipes sera décisive lors des affrontements. Non seulement la règle des cinq changements donne la faculté aux entraîneurs de changer poste pour poste, mais surtout, réorganiser le système de jeu en plein match. Dans cette optique, il sera intéressant de regarder travailler Thierry Henry, qui aura un rôle beaucoup plus dynamique qu’à l’habitude. La profondeur du onze montréalais a souvent été critiquée, mais l’entraîneur du club aura beaucoup de cartes dans ses mains pour des ajustements ad hoc. L’entrée de joueurs comme Lassi Lappalainen et Orji Okwonkwo peuvent transformer un milieu de terrain en diamant à un milieu à plat qui déborderait de vitesse sur les ailes. Dans le cas d’un besoin de préserver une avance, <span>Shamit Shome</span> et Amar Sejdic ont démontrés être des valeurs fiables pour congestionner le milieu de terrain. En défense, les options sont nombreuses pour Henry qui peut facilement passer d’un positionnement traditionnel à une défensive à 5 en ajoutant un défenseur central supplémentaire, par exemple <span>Rudy Camacho</span> ou Joel Waterman, le cas échéant. Bref, l’Impact de Montréal ne devrait pas être désavantagé par ce nouveau règlement, à condition que Thierry Henry soit ouvert à utiliser toutes les pages de son cartable de jeu. </p> <p id="6SBl7v"></p> <p id="iMp65i">Tout compte fait, ce tournoi sera une énième opportunité pour le staff de l’Impact d’approfondir leur connaissance de leur équipe et peaufiner des concepts de jeu. La Nouvelle-Angleterre est une équipe que l’Impact a déjà vaincue cette année et il sera intriguant de voir si on aura droit à une reprise de la partie pré-Covid19 du Stade Olympique. L’Impact avait assez bien paru dans un match très physique et offensif. Mais encore plus crucial que le résultat lui-même, ce sera de la façon dont l’Impact se comportera collectivement et tactiquement qui donnera un bon indice de la suite des choses pour quand le soccer, dans sa version plus traditionnelle, redeviendra une réalité.</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2020/7/8/21317910/trois-questions-mls-is-back-premier-acte Samuel Savy 2020-02-22T15:58:41-05:00 2020-02-22T15:58:41-05:00 Henry: Surprenant et surpris... <figure> <img alt="FBL-CONCACAF-SAPRISSA-MONTREAL" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/hod4ef4QZe8txa1V5U-DgDkppuU=/0x196:1385x1119/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/66357248/1201952295.jpg.0.jpg" /> <figcaption>Thierry Henry, à son premier match comme entraineur-chef de l’Impact, a livré une bataille tactique intéressante à son adversaire Walter Centeno. | Photo by JOHN DURAN/AFP via Getty Images</figcaption> </figure> <p>Deux demies contrastantes au niveau tactique.</p> <p id="6GmH5a">Si l’arrivée en poste de Thierry Henry à la barre de l’Impact a fait beaucoup de bruit, le moins qu’on puisse dire est que sa stratégie pour préparer son équipe lors du camp d’entraînement a été beaucoup plus discrète. Le peu d’information disponible sur la nouvelle version du club a sans doute donné des maux de têtes à Walter Centeno, entraîneur-chef du Deportivo Saprissa. C’est même à se demander s’il a été en mesure d’offrir à ses joueurs une séance vidéo sur les tendances de leurs rivaux de premier tour de la Ligue des champions de la CONCACAF. Certes, des vidéos sur les habiletés et habitudes individuelles des joueurs de l’Impact seront toujours disponibles. Pour ce qui est du système de jeu qu’emploierait les Montréalais, rien. Il aurait donc été très naïf de la part de Centeno de s’attendre à une formule s’approchant à celle de Rémi Garde ou de Wilmer Cabrera. Thierry Henry avait promis qu’il entraînerait son club à sa propre manière, parole qu’il a tenu.</p> <figure class="e-image"> <img alt="FBL-CONCACAF-SAPRISSA-MONTREAL" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/1EhYfM6M380Lt2JY51qGSsyxPtY=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19736336/1201952287.jpg.jpg"> <cite>Photo by JOHN DURAN/AFP via Getty Images</cite> <figcaption>Orji Okwonkwo a réduit au silence une foule déjà peu bruyante en début de match. L’ailier nigérien dû quitter sur blessure quelques instants après l’ouverture du score.</figcaption> </figure> <p id="eqTD8U">C’est dans un Estadio Ricardo Saprissa hostile que l’entraîneur français a imposé pour la première fois son empreinte sur le onze montréalais. Un système 5-2-3, très peu orthodoxe, mais drôlement efficace en début de match. En effet, les joueurs de Saprissa ont semblé déstabilisés par la disposition tactique de leur adversaire. Certains avaient anticipé que le 5-2-3 déguisait un 3-4-3 qui impliquerait un apport offensif de Zachary Brault-Guillard et <span>Jorge Corrales</span>. Toutefois, les deux défenseurs latéraux semblaient avoir comme consigne de s’impliquer dans l’attaque seulement lorsque l’IMFC avait le plein contrôle du ballon, profondément en territoire ennemi.</p> <p id="qedZf4">Ce fait nous amène donc à parler des milieux de terrains <span>Samuel Piette</span> et Amar Sejdic. En première demie surtout, le 5-2-3 de l’Impact était très assumé et ce système à deux milieux s’appliquait également en poursuite du ballon. Cette stratégie a fait en sorte de demander énormément de travail aux deux joueurs, qui de sont dépensés sans relâche. Bien qu’hésitants à quelques occasions, le travail du duo montréalais a donné raison à Henry de couper dans ses ressources au milieu.</p> <p id="rXTo9k">En attaque, Orji Okwonkwo (remplacé hâtivement par Maxi Urruti) et <span>Romell Quioto</span> avaient comme intentions d’occuper les espaces laissés vacants par les défenseurs latéraux adverses. Bojan, pour sa part, travaillait comme maraudeur en décrochant pour demander le ballon plus bas que ses ailiers, en position de faux 9. La vitesse en contre-attaque des deux joueurs de couloir était bien exploitée, surtout lorsque alimentés par des ballons intelligents de la part de Bojan. Le but de Quioto est un exemple probant.</p> <p id="pjB9hz">Après 45 minutes, Henry avait remporté la bataille tactique, en plus de voir son équipe mener par deux buts. Des ajustements étaient donc imminents pour les Costaricains.</p> <figure class="e-image"> <img alt="FBL-CONCACAF-SAPRISSA-MONTREAL" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/h_b9QS0LBg_j7iU5EEbi2lqBhXM=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19736377/1201952154.jpg.jpg"> <cite>Photo by JOHN DURAN/AFP via Getty Images</cite> <figcaption>Jorge Corrales, reconnu comme un défenseur latéral à caractère offensif, a eu à ajuster son jeu durant la partie. Durant de longues minutes en deuxième demie, lui et Zachary Brault-Guillard ont été emprisonnés profondément dans leur propre territoire.</figcaption> </figure> <p id="VhKSZz">Le premier gros changement pour Saprissa est d’avoir abandonné le plan initial pour s’ajuster à l’Impact et exploiter les faiblesses présentées par ce système de jeu non-conventionnel. Inévitablement, Piette et Sejdic allaient se fatiguer, forçant d’autres joueurs à compenser. Les Costaricains ont donc commencé à attaquer sans relâche le centre du terrain en surnombrant le duo montréalais. Ce fait a souvent forcé <span>Rod Fanni</span> à quitter sa position pour prêter main forte aux milieux. <span>Jukka Raitala</span> et Joel Waterman, face à cette situation, devaient se serrer près de Fanni pour le couvrir. L’effet boule de neige a fait en sorte que Jorge Corrales et Zach Brault-Guillard ont libéré leurs ailes pour fermer les espaces laissés vacants par les autres défenseurs. C’est à ce moment que le ballon était dirigé vers les ailiers de Saprissa, laissés libres sur leurs côtés respectifs. Les adversaires qui avaient surnombrés Piette et Sejdic n’avaient qu’à foncer vers le but Montréalais pour récupérer le centre subséquent. </p> <p id="RypOeg">Ce sont sur deux centres à partir de leur aile droite que les Costaricains ont créé leurs buts, mais la préparation de ces réalisations découlait d’un travail tactique solide pendant les quinze minutes de pause. En fin de match, le 5-2-3 de l’Impact est effectivement devenu un 5-4-1. À ce moment, par contre, les Costaricains avaient accumulé énormément de rythme et de confiance en leurs moyens.</p> <p id="ZzKYUs">Il serait trop facile de dire que Thierry Henry aurait du modifier son système de jeu plus tôt, pour répondre aux ajustements de ses adversaires. Les circonstances du match ont fait en sorte que l’entraîneur de l’Impact n’a pas eu le loisir de faire une seule substitution à caractère uniquement tactique. <span>Rudy Camacho</span>, Orji Okwonkwo et Romell Quioto sont tous les trois sortis sur blessure, les deux premiers en début de match. Le plan initial fonctionnait tellement bien en première demie, que de garder la même disposition tactique en deuxième ne devait pas sembler inquiétante pour la suite des choses. De surcroît, en laissant trois joueurs assez haut sur le terrain, la possibilité de compter un troisième, voire même un quatrième but à l’étranger se voulait bien réelle et alléchante.</p> <figure class="e-image"> <img alt="FBL-CONCACAF-SAPRISSA-MONTREAL" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/A1QAE1WpHYnJ4CCYjWaO8aM6akk=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19736389/1201953384.jpg.jpg"> <cite>Photo by JOHN DURAN/AFP via Getty Images</cite> <figcaption>Malgré un gros effort de son équipe, Thierry Henry a dû quitter le sol costaricain avec une nulle en poche. L’imagination au niveau tactique du Français semble de bonne augure pour la suite des choses.</figcaption> </figure> <p id="9bvXM3">Est-ce que Thierry Henry est à blâmer pour la deuxième demie? Il serait très malhonnête de répondre par la positive. Des circonstances difficiles lui ont été présenté en cours de match alors que l’IMFC était en pleine possession de ses moyens. Également, des blessures à des joueurs clés, avant et pendant le match se sont éventuellement fait sentir. Mais surtout, le travail d’analyse d’un entraîneur adverse rusé qui a complètement effacé ce qui était dessiné au tableau pour tout recommencer à la mi-temps. </p> <p id="aHWyjm">Une très belle confrontation tactique se dessine pour le match décisif à Montréal dans moins d’une semaine. Il sera intéressant de voir si Henry nous réserve une autre surprise ou si le tableau du vestiaire montréalais, lui, est écrit au marqueur indélébile.</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2020/2/22/21146643/henry-surprenant-et-surpris Samuel Savy 2020-01-15T04:26:55-05:00 2020-01-15T04:26:55-05:00 Dilly Duka Takes a Trip Down Memory Lane <figure> <img alt="America v Montreal Impact - CONCACAF Champions League" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/0KTCUa8k12ryttkRxJsD0dOPkOI=/0x0:2059x1373/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/66104269/470740598.jpg.0.jpg" /> <figcaption>Dilly Duka, pictured on the right of Nacho Piatti, was an important figure during the 2015 Champions League run, in which Montreal finished as runner-up. | Photo by Hector Vivas/LatinContent via Getty Images</figcaption> </figure> <p>Reminiscing the 2015 Champions League run and more</p> <p id="0DXRJK">Right away you could sense it in his voice. When Dilly Duka took some time to walk me through Montreal’s historic 2015 Champions League run, the midfielder could barely hide his emotions. <em>“It was really special. An emotionally and physically draining experience, yet extremely fulfilling”.</em> Though the heartbreaking loss at Olympic Stadium in Montreal still stings, time brought perspective to the veteran player who accepted to give us some insight on the wears and tears of what is now an iconic phase of our <a href="https://www.mountroyalsoccer.com/">Montreal Impact</a> history.</p> <p id="KcXMpx">Duka arrived in Montreal on July 29th 2014 in a swap that sent <span>Sanna Nyassi</span> to Chicago. <br><br><em>“In fact, I arrived the same week as Ignacio Piatti. We were sensing that a change was in the making at the club. We were at the bottom of the standings at that moment but near the end of the MLS season. We were playing well and starting to get good results against decent teams. We left for the off-season feeling good about ourselves and confident going into the Champions League knockout stage in February”.</em></p> <figure class="e-image"> <img alt="CONCACAF Champions League Final - 2nd Leg - Club America v Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/hleILE4K8FCPBUh1N5UGOWLrLD4=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19599722/472080494.jpg.jpg"> <cite>Photo by Minas Panagiotakis/Getty Images</cite> <figcaption>Duka scored Montreal’s two goals in a 2-2 draw at Estadio Hidalgo in Mexico. This game was the first leg of the quarter-final of the 2015 Champions League.</figcaption> </figure> <p id="n4WUbm">And what a short off-season it was... A couple of weeks prior to the first game against Pachuca, pre-season camp started for the Montrealers, in Mexico. On the menu: adapting to the dizzying altitude of Estadio Hidalgo and cement a group that had eleven new players. <br><em>“It wasn’t an easy period. We were, for a long time, away from home. On the flipside, we bonded fast and strong as a team”. </em><br><br>At Estadio Hidalgo in the first leg of the quarter-final, a two goal lead provided by Duka himself was cancelled out by a comeback by Pachuca, setting up a grudge return leg in Montreal. Two weeks later, in a packed Olympic Stadium, <span>Cameron Porter</span> became an instant club legend. <br><br><em>“Losing 1-0 in the dying minutes of the game, everyone wanted the ball. Nacho was asking for it, I was asking for it. Then Callum (Mallace) just put his head down and found Porter. It was just crazy, the best moment I had on a soccer pitch without a doubt”.</em> Montreal was going through to the semi-finals against Alajualense of Costa Rica.</p> <p id="LcR3XK">When asked if tactical preparation was any different against the Central-American teams, Duka had an interesting answer: <em>“No. We had instructions from the coaching staff on certain opposition players, but nothing on team tactics. We were an experienced and very explosive team. We had our opponents worrying about us more than we were worrying about them.” </em><br>This insight was proven in Montreal in the first leg of the semi-final as they dominated early and were leading 2-0 after 15 minutes of play. Impact eventually won the fixture on away goals rule (4-4) to set up a two leg final against Club America. </p> <p id="kc5iZs">The idea of walking onto Estadio Azteca to face one of Mexico’s most storied clubs might have seemed daunting, but confidence was running high in the Montreal ranks. <br><br><em>“We didn’t talk much to be honest. Maybe Patrice (Bernier) or </em><span><em>Laurent Ciman</em></span><em> would speak up once in a while but we were much more about that action. We were all experienced players so we knew what we had to do to win. If you look at how it was, at that moment we didn’t have many youngsters in the group.”</em></p> <figure class="e-image"> <img alt=" " data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/BhvYCfIdgK2UpyoUODqYgj5BCto=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19599861/FF8C8FF8_B756_464A_8753_C453976233A3.jpeg"> <figcaption>Duka set up Piatti’s goal at Estadio Azteca with a smart dummy after a pass by Dominic Oduro. This goal brought the iconic “Abuelo te amo” celebration.</figcaption> </figure> <p id="HTBMB6">A surprising 1-1 tie in Mexico brought immense hope to our city, so much so that two weeks later, Montreal only needed a 0-0 draw to become the first MLS club to win the Concacaf Champions League. For the occasion, 61,004 hopefuls jammed inside Olympic Stadium. <br><br>After taking a early 1-0 lead, Montreal stood tall until half-time, setting up a frantic second half. <br><br><em>“We were sitting in the dressing room at half-time absolutely knackered. The toll of pre-season and the non-stop traveling seemed to finally hit home. Everyone was completely out of gas.”</em> <br><br>So it showed in the second half, as the tremendous resolve of the Montrealers was finally broken, surrendering four goals to eventually lose. As the Impact players left the field with their heads down, an admiring crowd rose to give their team a standing ovation. A majority of fans left with the sense of satisfaction as very few imagined their club getting to the final in the first place. <br><br>This feeling was not shared in the dressing room though: <em>“We were devastated. We genuinely thought we were going to win. It was obvious that we were facing one of Club America’s best ever squads, still we were all expecting the cup. I really think the ultimate game-breaker for us was the fatigue of a tough pre-season and the countless hours of traveling. We would leave Mexico to play in the USA, then fly back to Montreal, only to fly back to Central-America then back to the USA. This took a toll on us and I really think that being as fit as Club America, we would have won the Champions League.”</em></p> <figure class="e-image"> <img alt="SOCCER: AUG 22 MLS - Union at Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/U9CnYnvc7p9HaeWr4JiJzeXF7VU=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19599900/579935454.jpg.jpg"> <cite>Photo by Philippe Bouchard/Icon Sportswire/Corbis/Icon Sportswire via Getty Images</cite> <figcaption>Duka, pictured jumping for the ball, will be remembered as a honest, team-first player with a touch of skill.</figcaption> </figure> <p id="L2Cnxh">That year, Duka featured in the squad who lost in the Eastern conference semi-final against the Columbus Crew. Through the dismissal of <span>Frank Klopas</span> during the season and the drama of the arrival of <span>Didier Drogba</span>, Dilly’s departure from the club perhaps didn’t make as much noise as it should have. <br><br><em>“I was interested in trying out in Europe. I even had offers in Belgium and Greece. Unfortunately, agent terms didn’t work out, so team contract terms never progressed. When I saw Montreal was ready to move on it helped me make my decision. I really liked my time here and left in excellent terms with everyone.”</em></p> <p id="yrB8xv">Dilly did eventually get a short taste of Europe as he had a thirteen game stint in Albania’s first division, where he won the championship in 2019. <br><br>Asked about being currently a free-agent, the man who is now a father of three, insists that his next club has to be a fit for him but also for his family. Oh but there is one exception: <em>“I see </em><span><em>Patrice Bernier</em></span><em> is involved with the first team. He was a great leader. I’m a free player, since September, and if Patrice and the staff needed any veteran help, I’d easily be interested in coming on trial.”</em></p> https://www.mountroyalsoccer.com/2020/1/15/21064941/dilly-duka-takes-a-trip-down-memory-lane Samuel Savy 2019-12-24T09:38:14-05:00 2019-12-24T09:38:14-05:00 D’espoir convoité européen à couteau suisse montréalais <figure> <img alt="SOCCER: AUG 28 MLS - Vancouver Whitecaps FC at Montreal Impact" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/ugg5jET0K-8YksVvZ1VG6pwr5Wc=/0x0:2482x1655/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/65965106/1164576045.jpg.0.jpg" /> <figcaption>Le parcours du défenseur Finlandais a été long et mouvementé avant son arrivée à Montréal | Photo by David Kirouac/Icon Sportswire via Getty Images</figcaption> </figure> <p>Le parcours surprenant de Jukka Raitala</p> <p id="Ivm3oM">Le 15 novembre 2019, au stade Sonera à Helsinki, l’équipe nationale sénior de la Finlande sécurise pour la première fois de son histoire une participation à l’Euro. Après les 90 minutes facilement dominées par lui-même et ses compatriotes face au Liechtenstein en qualifications, <span>Jukka Raitala</span> n’a probablement pas pris un moment pour réfléchir à son parcours. L’euphorie du moment mélangée à la folie des partisans qui ont envahi le terrain était assez pour distraire le plus nostalgique des hommes. Sans compter les accolades et consommations dans le vestiaire lorsque le calme a regagné la pelouse. Pourtant, ce moment aurait été bien choisi pour poser un regard sur ce qui a été jusqu’à ce jour, une carrière très intéressante. </p> <p id="dCXDjm">Du groupe de la mort de l’Euro U-21 2009 à une victoire en Liga face à Barcelone en passant par un voyage transatlantique qui, de fil en aiguille, fait aujourd’hui de lui un membre important de l’Impact de Montréal, revisitons la carrière du trentenaire gaucher.</p> <p id="wyjp8R">Jukka Raitala est né le 15 septembre 1988 à Kerava, une municipalité située à trente kilomètres au nord d’Helsinki. Étant jeune, il s’intéresse aux sports et affectionne particulièrement le soccer et le hockey. Dès l’âge de sept ans, il est signé par le Pallo-75, un club junior de sa région natale. Raitala dévoue dès lors l’entièreté de son temps au ballon rond, ce qui fait en sorte qu’il ne mettra jamais les patins dans un club organisé. Pendant les dix années suivantes, le Finlandais représente son club régional avant d’être signé à l’âge de 17 ans par le HJK d’Helsinki. Cette signature venait avec un certain prestige, le club de la capitale étant reconnu comme le plus important au pays. En 2006, il fait ses débuts chez les professionnels avec le Klubi, équipe réserve du HJK où il ne jouera qu’une saison avant d’être appelé en équipe première. </p> <figure class="e-image"> <img alt="FBL-EURO-2020-QUALIFIER-FIN-GRE" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/Hz0Pl5xKDfHK6ra8qOLGkd-iBhA=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19195812/1166102795.jpg.jpg"> <cite>Photo credit should read MARKKU ULANDER/AFP/Getty Images</cite> <figcaption>Raitala en action face à la Grèce en qualifications pour l’Euro 2020</figcaption> </figure> <p id="TuSfz7">Les trois saisons suivantes font de Raitala un des joueurs les plus dépistés en Finlande. En effet, il s’impose comme étant un défenseur physique et très polyvalent. Le fait d’être gaucher représente déjà en soi une denrée rare, il en rajoute en se prouvant excellent avec son pied droit, qui démontre en lui un grand potentiel de versatilité. </p> <p id="nSd8GI">L’année 2009 se veut déterminante pour la suite des choses pour l’arrière-gauche. Après avoir remporté la saison régulière et la coupe nationale, plusieurs clubs européens de grands championnats s’intéressent à son sujet. On apprend dans les médias que des clubs comme Ajax Amserdam et <a href="https://www.sbnation.com/soccer/epl/teams/west-bromwich-albion">West Bromwich Albion</a> aimeraient signer le jeune défenseur. C’est le club anglais qui prend la plus grande initiative en invitatant Raitala à un essai professionnel d’une semaine. Il refusera l’invitation, lui qui a les yeux rivés sur l’Euro U21 et s’inquiète de perdre du temps de jeu avant la compétition. Il succombe toutefois aux avances de <a href="https://cominghomenewcastle.sbnation.com/">Newcastle</a> United qui l’invite également à une semaine d’essai. Ses performances impressionnent l’entraîneur du moment Joe Kineear qui aimerait faire son acquisition. Malheureusement, aucun terrain d’entente n’est trouvé, malgré une offre de transfert d’environ 800 000$ sur la table. Raitala signe éventuellement une prolongation de contrat de trois ans avec le HJK Helsinki, malgré l’intérêt démontré par l’Ajax Amsterdam, le <a href="https://www.sbnation.com/soccer/eredivisie/teams/psv-eindhoven">PSV Eindhoven</a> et Bordeaux au moment de la signature.</p> <p id="fwdoLQ">L’Euro U21 représente un défi immense pour la Finlande. En effet, le pays nordique est dans un groupe qui comprend l’Allemagne, l’Angleterre et l’Espagne. Le premier match des Finlandais, qui les oppose aux Anglais, est la joute inaugurale du tournoi. Le match sera finalement une défaite serrée pour Raitala et ses coéquipiers. L’Angleterre termine le match avec 10 hommes alors que Michael Mancienne, aujourd’hui joueur du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, se voit expulsé en première demie. La domination des Finlandais au niveau de la possession et des chances de marquer donne espoir au peuple. La puissance des Allemands de Ozil et des Espagnols de Bojan met néanmoins un terme à leurs chances, à la fin de la phase de groupe. L’année termine toutefois sur une excellente note pour Jukka qui est nommé le joueur Finlandais U21 de l’année en plus d’être classé dans sur la liste des meilleurs espoirs européens de moins de 21 ans par plusieurs experts.</p> <figure class="e-image"> <img alt="Soccer - UEFA Under 21 European Championship - Group B - England v Finland - Orjans vall" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/4VfBlvHCYIPz9KR6oU0AFnIyLqk=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19552279/663568164.jpg.jpg"> <cite>Photo by John Walton - PA Images via Getty Images</cite> <figcaption>Ici en action face à Theo Walcott de l’Angleterre, à l’Euro U21 en 2009</figcaption> </figure> <p id="sIoyqF">Nourri de l’enthousiasme de la scène internationale, Raitala accepte un prêt à <a href="https://www.sbnation.com/soccer/bundesliga/teams/hoffenheim">Hoffenheim</a> en Bundesliga, à son retour de l’Euro U21. L’année suivante, le club allemand fait son acquisition définitive et l’envoie en prêt en deuxième division, où il joue la saison complète.</p> <p id="fztOJC">En 2011, il joint, encore en prêt, le club <a href="https://www.sbnation.com/soccer/la-liga/teams/osasuna">Osasuna</a> en Liga. Bien que la première division espagnole soit très compétitive, Raitala tire tout de même son épingle du jeu en faisant 17 apparitions. Il fait ses débuts face au Atletico Madrid avant de vaincre Lionel Messi et le F.C. Barcelone, quelques semaines plus tard. Cette victoire historique voit Raitala jouer les 90 minutes au poste d’arrière-gauche. Il admet en entrevue, quelques années plus tard, qu’il s’agissait d’un des moments marquants de sa carrière. En s’alignant avec Osasuna, il devient seulement le troisième de sa nation à jouer en Liga, derrière la légende Jari Litmanen et l’excellent Teemu Pukki.</p> <figure class="e-image"> <img alt="FC Barcelona’s Brazilian defender Dani A" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/UXNWnblwy1OX3BJaq3Wm1x96PQ4=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19549299/138752978.jpg.jpg"> <cite>Photo credit should read ANDER GILLENEA/AFP via Getty Images</cite> <figcaption>En 2012 face au Barcelonais Dani Alves, alors qu’il portait les couleurs d’Osasuna</figcaption> </figure> <p id="JahyJJ">Après avoir perdu son poste au profit d’un produit local, il signe un contrat avec Heerenveen, entraîné par Marco Van Basten, en première division hollandaise. La compétition féroce au poste d’arrière-gauche voit malheureusement son contrat être racheté rapidement.</p> <p id="734Jub">Il s’envole donc successivement pour le Denmark et la Norvège afin d’y signer des courts contrats avant de traverser l’Atlantique pour signer un pacte avec le Crew de Columbus, en décembre 2016. </p> <p id="sSu3eb">Suite à sa saison en Ohio, le repêchage d’expansion voit le défenseur être réclamé par le L.A.FC et immédiatement échangé à l’Impact avec <span>Raheem Edwards</span> en retour de <span>Laurent Ciman</span>.</p> <p id="UPC2qS">Cet échange est marquant pour l’Impact alors qu’un joueur polarisant comme Laurent Ciman quitte en retour d’un ailier, ex-académicien Torontois jusqu’à présent inconnu et un joueur qui était supposé compétitionner avec <span>Daniel Lovitz</span> pour le poste d’arrière-gauche.</p> <p id="TXsJXU">Depuis, Raitala a surpassé toutes attentes. En 2018 lorsque <span>Zakaria Diallo</span> tomba au combat en pré-saison, le Finlandais travailla admirablement en tant que défenseur central pour la saison entière. L’année dernière, il fut utilisé à toutes les positions en défense, sans exception. De plus, en finale du Championnat Canadien, il évolua au poste d’arrière-gauche, étant choisi devant Daniel Lovitz.</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Canadian Championship-Montreal Impact at Toronto FC" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/97KGduqVjiP-CbJrYpLCGzHEz7E=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19552284/usa_today_13414967.jpg"> <cite>Kevin Sousa-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>En action face à Jonathan Osorio du TFC, lors du match retour du Championnat Canadien, au BMO Field</figcaption> </figure> <p id="9PuFPf">Alors que la saison 2020 s’amorce dans deux mois, Jukka Raitala débutera sa troisième saison avec le Bleu-Blanc-Noir, la dernière à son contrat actuel. Pour un nomade comme lui, Montréal représente sans aucun doute la maison, une sorte de stabilité qu’il n’avait que très peu connu auparavant en Europe. Cela dit, le Vieux Continent sera pour lui, cet été, l’hôte du plus grand tournoi auquel son pays participera. En plus de représenter la Finlande, il représentera la fierté de Montréal, étant seulement le deuxième joueur actif de l’Impact à jouer à l’Euro. L’autre ayant accompli cet exploit se nomme Laurent Ciman… preuve que dans le sport, les comparaisons existeront toujours, mais pas les hasards.</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2019/12/24/21036385/despoir-convoite-europeen-a-couteau-suisse-montrealais Samuel Savy 2019-12-18T08:20:40-05:00 2019-12-18T08:20:40-05:00 Gilmore baisse drastiquement les attentes à l’aube du mercato <figure> <img alt="MLS: Montreal Impact-Coach Thierry Henry Press Conference" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/3Y7nYKssW2senm1q_g7RWgyFVnY=/0x169:4609x3242/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/65929716/usa_today_13683925.0.jpg" /> <figcaption>Kevin Gilmore, président de l’Impact de Montréal, y est allé d’une déclaration surprenante à propos de la prochaine saison. | Eric Bolte-USA TODAY Sports</figcaption> </figure> <p>Exercice de marketing ou réalité du marché Montréalais?</p> <p id="AxTGQQ">En entretien avec Olivier Brett sur les ondes du 91,9 Sports, Kevin Gilmore a affirmé que peu d’ajouts importants à l’effectif étaient à prévoir en janvier. Le président de l’Impact a dit être assez satisfait de l’effectif actuel qui sera piloté par Thierry Henry. Il a d’ailleurs précisé qu’aucun salaire d’envergue ne s’ajouterait au tableau comptable du club.</p> <p id="TO5sxr">À l’aube du mercato hivernal, une telle affirmation peut sembler assez étonnante. Et pour cause, le manque de profondeur à des positions clés, ainsi que la participation à la Ligue des Champions de la CONCACAF laissaient présager une période des transferts faste pour l’IMFC. </p> <p id="GuQ3zp">Cela dit, Kevin Gilmore a-t-il volontairement baissé la garde des partisans pour créer un engouement à l’annonce d’une signature? Ou à l’inverse, a-t-il commencé à les préparer à une saison qui se pourrait ardue?</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: New York Red Bulls at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/0SsPqUzzGj2bgQ8XxK8xD-XkdcA=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19530922/usa_today_13474866.jpg"> <cite>Eric Bolte-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>L’Impact a assuré, du moins contractuellement, le retour de Rod Fanni et Nacho Piatti pour la saison 2020.</figcaption> </figure> <p id="GLTyCl">Pour répondre à ces questions, regardons les joueurs sous contrat pour l’année prochaine ainsi que les particularités du calendrier de la saison 2020.</p> <p id="kJ3KVd"><strong>La situation des contrats</strong></p> <p id="TUwxFS"><span>Evan Bush</span> et Clément Diop compétitionneront pour le poste de gardien de but numéro un lors du camp d’entraînement qui débutera en janvier. Le gardien Français a d’ailleurs précisé que sans l’opportunité de compétitionner pour le poste convoité, il n’aurait pas été intéressé à prolonger son aventure Montréalaise. De plus, un prêt pour <span>James Pantemis</span> devrait être annoncé sous peu tandis que <span>Jason Beaulieu</span> ne fait plus partie du club.</p> <p id="pkLXfM">À l’instar de la situation des gardiens, celle du milieu de terrain semble assez fixée. <span>Saphir Taider</span> a confirmé son retour pour les deux prochaines saisons, lui qui était jusqu’à là, en prêt. L’Impact a également activé son option sur les contrats de <span>Samuel Piette</span> et de Nacho Piatti. Lassi Lappalainen est en prêt jusqu’en juillet au minimum alors que Orji Okwonkwo s’attend à être de retour, prêté par Bologne. Romell Quioto pour sa part aura la chance de relancer sa carrière tandis que Mathieu Choinière, Amar Sejdic, <span>Shamit Shome</span> et Clément Bayiha gagneront assurément des minutes de jeu intéressantes. Bien que certains pourraient questionner la qualité présente au milieu de terrain, la profondeur est assurément présente.</p> <p id="8cQ7sY">En défense, c’est tout l’inverse. À ce jour, <span>Rod Fanni</span>, <span>Jukka Raitala</span> et <span>Rudy Camacho</span> sont les seuls défenseurs sous contrat ayant de l’expérience pertinente au niveau de la MLS. <span>Jorge Corrales</span> a bien fait lors de ses quelques sorties, mais offrait tout de même des performances inférieurs à celles de <span>Daniel Lovitz</span> au poste d’arrière gauche. Karifa Yao, pour sa part, fait partie de l’effectif également, mais n’a toujours pas joué sa première minute officielle chez les professionnels. À noter qu’aucun arrière droit n’est présentement confirmé pour le camp d’entraînement qui débute dans moins d’un mois.</p> <p id="EcJSTX">La situation n’est guère plus rassurante en attaque. <span>Anthony Jackson-Hamel</span> a accepté un nouveau contrat alors que Maxi Urruti sera de retour pour une deuxième saison. Aucun des deux avants ne représentent une valeur sûre, basé sur leurs performances récentes. Bojan Krkic peut jouer en attaque, mais cela pousserait probablement Thierry Henry à utiliser un système de jeu tournant autour d’un faux 9 et non d’un attaquant de pointe.</p> <figure class="e-image"> <img alt="Columbus Crew SC v Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/wx4rAwhtWyZdn6g3mxYlQVfXf18=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19538183/1136880798.jpg.jpg"> <cite>Photo by Minas Panagiotakis/Getty Images</cite> <figcaption>Saphir Taider et Samuel Piette seront réunis une fois de plus cette année au milieu de terrain du onze Montréalais.</figcaption> </figure> <p id="ZejwQq"><strong>Les particularités du calendrier 2020</strong></p> <p id="hbZx0w">Le calendrier effréné de l‘Impact débute dès février avec l’intensité d’un aller-retour en Ligue des Champions, jumelé au début de la saison régulière. En effet, dès la première semaine d’action, les hommes de Thierry Henry termineront leur camp d’entraînement en Floride, s’envoleront au Costa Rica pour un match de milieu de semaine, avant de revenir jouer leur match d’ouverture de MLS au Stade Olympique en fin de semaine.</p> <p id="wY7B1y">La structure du calendrier de la Ligue des Champions est telle que si le Bleu-Blanc-Noir répète ses exploits de 2015, il faudra gérer un calendrier de 2 matchs par semaine ou presque, jusqu’en avril. S’ajoute ensuite, en juin, le championnat Canadien qui se joue généralement les mercredis.</p> <figure class="e-image"> <img alt="FBL-CONCACAF-ALAJUELENSE-IMPACT OF MONTREAL" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/f4tZLCq03wTsGBkgknE3DOoEbss=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19538256/468870548.jpg.jpg"> <cite>Photo credit should read EZEQUIEL BECERRA/AFP via Getty Images</cite> <figcaption>Calum Mallace tacle Johan Venegas de Alajualense en 2015. L’Impact fera face à Venegas encore une fois en 2020, alors qu’il s’alignera pour le Deportivo Saprissa.</figcaption> </figure> <p id="zyM610">Avec la MLS qui ajoute de plus en plus de matchs en semaine, l’Impact pourrait avoir à jouer entre 12 à 15 matchs de semaine et plus de 45 matchs, toutes compétitions confondues, en excluant les séries éliminatoires. </p> <p id="ONU6U9">Évidemment, il s’agirait d’un scénario rêvé où les Montréalais auraient du succès dans chaque coupe. Les dirigeants du club se doivent de préparer leur effectif à cette éventualité en acquérant la profondeur nécessaire.</p> <p id="gICHFR">Ensuite, l’Euro 2020 posera un problème supplémentaire alors que Jukka Raitala et possiblement, Lassi Lappalainen seront en action, pour la Finlande. Les compétitions internationales sont évidemment reconnues pour être drainantes physiquement et mentalement. Ceci étant dit, l’Euro 2020, pour la première fois, demandera beaucoup de voyagement aux équipes étant donné que les matchs auront lieu dans 12 pays différents. En sachant que les nombreux déplacements ajoutent à la fatigue physique, il est difficile de prévoir si les Finlandais reviendront à Montréal prêts à reprendre l’action immédiatement.</p> <figure class="e-image"> <img alt="Bosnia and Herzegovina vs Finland: UEFA Euro Qualifiers" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/x-jhIRv3Hk6JcytOYadpe44JdWg=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19534895/1175418075.jpg.jpg"> <cite>Photo by Samir Yordamovic/Anadolu Agency via Getty Images</cite> <figcaption>Jukka Raitala (en blanc), défend les couleurs de sa Finlande natale contre la Boznie-Herzégovine lors d’un match de qualification pour l’Euro 2020.</figcaption> </figure> <p id="1h4w1C">En mettant en perspective le peu de profondeur et le calendrier qui s’annonce difficile, il est donc inconcevable que l’IMFC fasse un jeu blanc lors du mercato. Mais pourquoi de telles déclarations de la part du président?</p> <p id="uYh6Jy">Ce que Kevin Gilmore a fait, c’est qu’il a tourné les yeux vers lui pour aider Olivier Renard à faire son travail discrètement. Des renforts arriveront assurément. Étant donné l’historique des talents de dépistage du directeur sportif, les noms des arrivants n’auront probablement rien de sexy. Pas de bombe à la Di Vaio, Nesta ou Drogba. Renard est particulièrement réputé pour trouver du talent peu connu, jeune, brute et qui gagne rapidement en valeur.</p> <p id="pUKku9">Les partisans auront peut-être enfin la chance de voir des jeunes talentueux se développer, performer et gagner pour ce club qui sera le leur. On a tant parlé de l’appartenance au maillot et à la ville, mais encore faut-il leur donner le temps et l’envie d’absorber l’environnement et mûrir l’amour du blazon. C’est peut-être par là que passe la quête sans fin de l’identité de l’Impact de Montréal, chose que Kevin Gilmore s’était promis de régler...</p> <p id="fXu422"></p> <p id="2vRCPL"></p> https://www.mountroyalsoccer.com/2019/12/18/21022588/gilmore-baisse-drastiquement-les-attentes-a-laube-du-mercato Samuel Savy 2019-10-03T18:30:38-04:00 2019-10-03T18:30:38-04:00 Wilmer Cabrera: Passage obligé ou début d'une ère nouvelle? <figure> <img alt="MLS: D.C. United at Montreal Impact" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/aQzhS6bk8jwl9ls0Qw3QhOX4tKk=/0x0:4335x2890/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/65389953/usa_today_13292805.0.jpg" /> <figcaption>L'avenir de l'entraîneur-chef de l'Impact peut difficilement être plus nébuleux. | Eric Bolte-USA TODAY Sports</figcaption> </figure> <p>Prolonger l'expérience ou changer de direction?</p> <p id="7N2OSt">En conférence de presse le 22 août 2019, <span>Wilmer Cabrera</span>, qui était présenté pour la première fois aux médias Montréalais, fit la promesse d'ajuster le conservatisme offensif de l'Impact ainsi que la prise de risques du Bleu Blanc Noir. L'entraîneur Colombien justifiait notamment son goût du risque en se donnant en exemple, lui qui a renoncé à la compensation financière du Dynamo de Houston jusqu'en 2020, pour se joindre à l'Impact. Parachuté à la barre de l'équipe dans un geste rapide de Kevin Gilmore, Cabrera s'est fait assigner les mêmes objectifs sportifs que Rémi Garde: accéder aux séries éliminatoires et remporter le championnat Canadien. Maintenant que 50% des objectifs ont été atteints, une décision sur l'avenir de l'entraineur-chef devra être prise par Olivier Renard, nouveau directeur sportif de l'Impact. Mais sur quels points devra-t-il se baser pour prendre sa décision?</p> <p id="G8jiaz"></p> <p id="tTg80T"><strong>L'expérience présente</strong></p> <p id="F4HDnK">Le président de l'Impact, Kevin Gilmore, a affirmé suivant la victoire en championnat Canadien, que la fin de saison sous la gouverne de Wilmer Cabrera servirait d'évaluation pour le Colombien. À ce jour, Wilmer Cabrera, en incluant les parties de championnat Canadien, présente une fiche de 2 victoires, 5 défaites et 1 match nul, son club ayant marqué 6 buts et concédé 11.</p> <p id="NAWoUL">Bien que ces statistiques soient peu reluisantes, on peut relever que l'Impact a seulement concédé 1 but directement lié à une séquence de jeu arrêté, une tête de <span>Ola Kamara</span> sur coup de pied de coin dans la défaite face au <a href="https://www.blackandredunited.com/">D.C. United</a>. Une des priorités du nouvel entraîneur semblait être d'améliorer la défensive sur les séquences arrêtées. En ce sens, la défensive homme à homme de Rémi Garde a été remplacée par une défensive de zone. Cet ajustement permet d'éviter les duels physiques à un contre un et force les opposants à briser leurs courses pour ne pas être obstrués par les joueurs statiques qui défendent leur zone. Cette stratégie rend moins vulnérables les joueurs de l'Impact, souvent plus petits, à la physicalité de certains adversaires.</p> <p id="QHFydj">C'est dans ce même élan de changements qu'on a aussi vu certaines nouveautés au niveau du personnel. L'expérience de Clément Diop, bien qu'elle n'ait durée que trois parties, a été, jusqu'à présent, une réussite. De plus, pour la première fois depuis son arrivée à Montréal, Maxi Urruti a perdu du temps de jeu qui lui semblait acquis par le passé. La même méthode a été appliquée à <span>Daniel Lovitz</span>, qui a cédé sa place à quelques reprises à Jukka Raitala. Le mérite semble être appliqué de manière plus constante sous la nouvelle gouverne. La seule exception à cette règle semble être Saphir Taïder qui a conservé son temps de jeu et ses responsabilités sur le terrain malgré des performances en dents de scie.</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Atlanta United FC at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/P7efBklQx0yOcc491O8RGlT5C0s=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19245626/usa_today_13439517.jpg"> <cite>Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Clément Diop, qui a réellement saisi sa chance, réalise un autre arrêt spectaculaire, cette fois face à Atlanta Utd au Stade Saputo.</figcaption> </figure> <p id="9qKmLM"><strong>La gestion du vestiaire</strong></p> <p id="DF8kdm">Dans les semaines précédant le congédiement de Rémi Garde, les évidences d'une discorde au sein du groupe étaient de plus de plus visibles. Le 6 juillet, à la 57e minute de la défaite face à <a href="https://www.epluribusloonum.com/">Minnesota United</a>, <span>Zakaria Diallo</span> se dirigea directement au vestiaire, sans même regarder son entraîneur, suivant sa substitution. Le grand défenseur Français ne retrouva jamais son niveau de jeu du début de saison et fut éventuellement vendu en Ligue 2 Française. Ironiquement, c'est Omar Browne qui avait été le substitut de Diallo face à Minnesota. Le panaméen quitta lui aussi quelques semaines plus tard dans des circonstances nébuleuses suite à une contre-performance à Columbus. Dans le cas de Browne, un jeune joueur énigmatique avec un potentiel intéressant, il retourna à son club d'origine lorsque l'Impact annula son prêt. L'ambiance semblait loin d'être bonne à ce moment pour le onze montréalais alors que les défaites d'empilaient.</p> <p id="dsMoKm">Sachant cela, Wilmer Cabrera se devait de créer rapidement un lien de confiance avec ses joueurs au moment de son embauche. Une des stratégies fut d'employer un ton rassembleur et positif en plus de prendre la défense de ses hommes face aux médias. Après les défaites en MLS aux mains de D.C. United et de Cincinnati, l'entraîneur Colombien a refusé de blâmer ses joueurs et a surtout refusé de questionner leur éthique de travail. Difficile de dire s'il était réellement satisfait ou s'il s'agissait d'un exercice de relations publique, mais ses joueurs lui ont rendu la pareille avec deux performances inspirées face au Toronto F.C. en finale du championnat Canadien. Son patron, Kevin Gilmore, en entrevue à la radio cette semaine, a affirmé qu'il était très apprécié de ses joueurs et l'a qualifié de "players-coach". Dans l'environnement d'un club sportif professionnel où les joueurs voient plus souvent leur entraîneur que leur famille durant la saison, un environnement sain est évidemment très important, bien qu'il ne fait pas foi de tout.</p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Canadian Championship-Montreal Impact at Toronto FC" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/mux9i4Lo73OAgWPnyBz-zBM5Gqk=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19235503/usa_today_13414316.jpg"> <cite>Kevin Sousa-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Les Montréalais semblaient soudés et prêts à souffrir pendant les 180 minutes de la finale du championnat Canadien.</figcaption> </figure> <p id="OFCNw5"><strong>Les tactiques et leur application</strong></p> <p id="CmT9Es">Dans une MLS qui ne cesse de s'améliorer, la qualité tactique de l'entraîneur sera de plus en plus importante, surtout dans le contexte d'une équipe qui n'aligne pas trois joueurs désignés. Il est donc important plus que jamais d'être capable de gagner par le collectif, sans avoir à prier pour un coup de génie individuel. Durant les premières parties de l'ère Cabrera, on a vu un Impact surclassé au niveau tactique en plus de voir beaucoup d'improvisation sur le terrain. La majorité des jeux semblaient provenir d'initiatives individuelles et non d'un collectif ayant des principes déjà établis.</p> <p id="ILktri">C'est lors du match aller de la finale du championnat Canadien face au TFC qu'on a pu observer la touche de Wilmer Cabrera. En effet, on a vu <span>Ignacio Piatti</span> et Lassi Lappalainen interchanger d'ailes alors que Bojan jouait en électron libre. La folie dans le jeu des trois joueurs semblait finalement exploitée dans un système axé sur le mouvement sans le ballon. La blessure de Bojan vint cependant casser l'élan offensif de l'IMFC à la 45e minute. Trois jours plus tard, à Los Angeles, l'Impact a assez bien paru face au Galaxy en multipliant les attaques. Le 4-4-2 en diamant fut bien dessiné par Cabrera sur le volet offensif bien que la décision de jouer une ligne défensive très haute a coûté au moins un point aux Montréalais. </p> <p id="PAzgf4">Le match retour du championnat Canadien, qui pourrait être le point clé de la décision sur l'avenir de Cabrera, fut également intéressant au niveau tactique. En effet, le 4-3-3 large aligné par l'Impact obligea les joueurs latéraux de Toronto à faire face à trois rideaux défensifs au niveau des ailes de Montréal. Le TFC, qui cherchait constamment à alimenter <span>Jozy Altidore</span> par des centres, s'est bûté plus souvent qu'autrement à une couverture étroite. Toronto semblait moins enclin à utiliser le centre du terrain et s'est exposé à plusieurs reprises à des contres-attaques rapides. Au terme des 90 minutes le tableau affichait une défaite de 1-0, mais malgré tout, les tactiques étaient apropriées. La versatilité tactique de Cabrera a été démontrée lors de ces parties, bien que l'exécution a fait défaut par moments.</p> <figure class="e-image"> <img alt="SOCCER: AUG 28 MLS - Vancouver Whitecaps FC at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/LYmxeNJS_yaev9xsZeoMdKJ3O3E=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/19255423/1164572585.jpg.jpg"> <cite>Photo by David Kirouac/Icon Sportswire via Getty Images</cite> <figcaption>Bojan Krkic, ancien joueur de Barcelone, donne une plus grande latitude tactique à un entraîneur, notamment grâce à sa capacité de jouer entre les lignes.</figcaption> </figure> <p id="Yp5c15"></p> <p id="ExnOci">C'est donc dire qu'Olivier Renard aura une décision difficile à prendre. Certes Wilmer Cabrera est loin d'avoir l'étoffe d'un entraîneur de niveau mondial, il est même loin d'être dans l'élite de sa propre ligue. Toutefois, sa relation avec ses joueurs, son trophée Canadien ainsi que sa flexibilité tactique pourrait jouer en sa faveur. On saura dans les prochaines semaines si l'entraîneur Colombien s'installera dans la métropole pour les années à venir et donnera ses conférences de presse en français comme promis. Dans le cas contraire, il aura la fierté d'avoir participé à un moment marquant de l'histoire du club, un certain mercredi soir au BMO Field. Ça, et d'avoir donné une conférence de presse trempé de champagne le même soir...</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2019/10/3/20896258/wilmer-cabrera-passage-oblige-ou-debut-dune-ere-nouvelle Samuel Savy 2019-08-13T07:44:25-04:00 2019-08-13T07:44:25-04:00 Le cas Jackson <figure> <img alt="MLS: Seattle Sounders FC at Montreal Impact" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/Bt0rT96ctUqS8nfIvaVF4SPAN00=/0x887:2289x2413/1310x873/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_image/image/65006811/usa_today_12839591.0.jpg" /> <figcaption>Brillant par moments, frustrant par d’autres, Anthony Jackson-Hamel est un joueur qui laisse très peu de gens indifférents. | Jean-Yves Ahern-USA TODAY Sports</figcaption> </figure> <p>Pourquoi la carrière de l'ex-académicien semble-t-elle à la croisée des chemins?</p> <p id="WaY91H">Pour un joueur ayant un rôle aussi effacé, <span>Anthony Jackson-Hamel</span> ne semble laisser aucun partisan de l'Impact indifférent. Les opinions sur l'avant-centre de Limoilou semblent être dépourvus de juste milieu. Certaines personnes crucifient Rémi Garde de le réléguer à un rôle de spectateur alors que d'autres réclâment carrément son départ du club. Étant un joueur local, l'émotivité culturelle fait souvent partie du débat. Et avec raison, il est absolument normal et essentiel pour faire grandir la culture foot au Québec de voir des locaux faire leur place chez les professionnels. Cela dit, est-ce que le contexte du soccer mineur Québécois durant sa jeunesse a pu causer sa perte au niveau professionnel? Est-ce que les entraîneurs qui l'ont géré en MLS ont failli à développer adéquatement ce talent local?</p> <p id="shKlob">Anthony Jackson-Hamel débuta sa carrière d'athlète de haut niveau en 2007, à l'âge de 13 ans, avec le Dynamo de Québec dans la Ligue de Soccer Élite du Québec (LSEQ). Il joua deux années supplémentaires à ce niveau où il s'aligna avec le Royal Select de Beauport et le Club de Soccer Élite Montréal-Concordia. Partagé durant ces 3 années, il compta 33 buts en 52 parties de saison régulière. En 2010, suivant son stage au niveau AAA, il s'engagea avec l'académie de l'Impact jusqu'en 2014 où il signa son premier contrat professionnel.</p> <p id="AUGljo"></p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Montreal at Toronto FC" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/Rz8zSawyoyeAoBcuYdHmdJwX4c8=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/18966723/usa_today_8770399.jpg"> <cite>Nick Turchiaro-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>AJH possède des qualités physiques indéniables, essentielles à certains systèmes de jeu.</figcaption> </figure> <p id="hRRbM3"></p> <p id="M14IT6">Faisons une pause ici et retournons en 2007 lorsque AJH débute sa carrière au niveau élite. Au milieu des années 2000, le style de jeu au Québec tournait encore beaucoup autour des qualités physiques des joueurs. La vitesse, la puissance au niveau du sprint et les qualités de protection de balle étaient des atouts cruciaux pour joindre les rangs élite. En général, le jeu se voulait très direct et physique. Le développement était bien évidemment important à ce moment mais le focus était placé sur la victoire, surtout au moment de la réforme du AAA. L'élite passa alors des mains des sélections régionales vers les clubs locaux, et ce, avec un système de promotion/rélégation. À ce moment dans le temps, les clubs cherchaient des joueurs prêts à faire gagner leurs équipes ici et maintenant.</p> <p id="9rv6Qk">Cela dit, on commençait à voir les premiers balbutiments des systèmes de jeux plus raffinés. La transition du 4-4-2 traditionnel vers des systèmes plus complexes n'avait pas encore fait son chemin partout au Québec. De plus, les joueurs de rôles, par exemple le faux 9 ou le 6 pûr commençaient tranquillement à faire partie de l'imaginaire des entraîneurs. Les heures limitées de pratique laissaient aussi peu de temps pour consolider des systèmes de jeux plus élaborés.</p> <p id="QcXQaN">C'est dans ce contexte que AJH façonne son jeu à un jeune âge et obtient du succès. Son ratio de 0,63 buts par match impressionne assez pour voir en lui un avenir de joueur professionnel. L'avant-centre s'est distingué surtout par sa capacité à faire des appels en profondeur rapides et protéger le ballon de la pression des défenseurs. La taille imposante de ce dernier était aussi un atout intéressant autour duquel il était possible de construire une stratégie. </p> <p id="nbMeWU"></p> <figure class="e-image"> <img alt="SOCCER: SEP 16 MLS - Minnesota United FC at Montreal Impact" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/Xz7OdOFO-KoN45v2DMsC07-4s8k=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/18967191/848144024.jpg.jpg"> <cite>Photo by David Kirouac/Icon Sportswire via Getty Images</cite> <figcaption>Plus de bas que de hauts dans la carrière de Jackson. Il reste toutefois une des belles histoires du soccer québécois.</figcaption> </figure> <p id="042uiR"></p> <p id="QXt3Gg">Le point tournant se trouve probablement à l'académie de l'Impact. Alors que le jeune joueur entre dans l'académie du club comme un avant-centre typique formé au Québec, il en ressort 4 ans plus tard dans un moule très similaire. Il va sans dire que ses années d'académicien ont aidé à peaufiner ses points forts, mais qu'en est-il des lacunes qui étaient présentes à son entrée? Inutile de spéculer, mais une chose est sûre, et Philippe Eulaffroy et <span>Frank Klopas</span> voyaient en lui le potentiel de servir l'équipe première.</p> <p id="DvWoyq">Après des débuts en dents de scie chez les pros, la saison 2017 de l'Impact se pointe le nez. En avril, plusieurs rumeurs énonçaient la possibilité de voir l'attaquant quitter le club en fin de saison. Ses 10 buts en 23 apparitions mirent fin au doute et le club annonça une prolongation de contrat. La saison 2017, qui fut la dernière de Mauro Biello à la barre du club, vit AJH dans le haut de la liste des attaquants de la MLS par rapport aux buts versus minutes jouées. Le système de Mauro Biello s'appuyant sur absorber la pression et contre-attaquer rapidement était façonné parfaitement pour l'attaquant de Limoilou. Les joueurs offensifs étaient peu sollicités dans la construction du jeu, faisant en sorte de camouffler beaucoup de lacunes de AJH et du même coup, Dominic Oduro. Ce système s'appuyait énormément sur la vitesse et la verticalité, qualités propres aux deux joueurs.</p> <p id="JAikHN"></p> <figure class="e-image"> <img alt="MLS: Montreal Impact at Philadelphia Union" data-mask-text="false" src="https://cdn.vox-cdn.com/thumbor/bPnBIN-7fHYwcU1S0eq1cwj-j7I=/400x0/filters:no_upscale()/cdn.vox-cdn.com/uploads/chorus_asset/file/9062285/usa_today_10215455.jpg"> <cite>Bill Streicher-USA TODAY Sports</cite> <figcaption>Samuel Piette et AJH, deux joueurs ayant compétitionné dans la LSEQ. Piette poursuiva sa formation en Europe avant de revenir alors que Jackson passa par l’académie de l’Impact.</figcaption> </figure> <p id="jQeIRh">En mettant fin à l'ère Biello, Rémi Garde s'ammena, apportant avec lui une vision totalement différente de ce que devrait être un système de jeu et, du même coup, un avant-centre. Le Français, fort de son bagage européen, demande un jeu beaucoup plus raffiné et construit. L'avant-centre se doit d'être en mesure de décrocher pour construire le jeu, donnant l'opportunité aux autres joueurs de pouvoir s'inscrire au pointage. Clairement, Rémi Garde ne considère pas un avant-centre comme un renard de surface, finisseur. Bien sûr il s'agit là d'une qualité que l'attaquant se doit d'avoir, sans être unidimensionel pour autant. Dans le cas de Jackson-Hamel, son jeu dos au but et la qualité de ses passes en combinaisons courtes ne sont simplement pas au niveau recherché par l'entraîneur de l'Impact, le réléguant plus souvent qu'autrement à un rôle de spectateur.</p> <p id="u0dJef">Alors que la carrière du Québécois arrive à la croisée des chemins, qui est à blâmer? La réponse n'est pas si simple... AJH a été, pendant des années, un des meilleurs joueurs au Québec dans son style bien à lui. Le contexte du niveau AAA durant son passage et le fait qu'il traversa l'académie sans grand changement à son style sont des facteurs qui ont sans doute nui à sa carrière. Dans une équipe qui aligne des joueurs comme Nacho Piatti, Bojan Krkic et Saphir Taïder, il est normal que Rémi Garde ne construise pas un système de jeu autour de Jackson. Toutefois, pour d'autres entraîneurs professionnels, le 9 pûr qui fait reculer la défense adverse et qui demande les ballons en profondeur existe encore. La réponse serait donc qu'il ne faut pas nécessairement chercher qui blâmer, mais laisser la chance à l'athlète de 26 ans de travailler avec un homme de foot qui voit son sport comme il le voit. Malheureusement pour le soccer québécois, cet homme n'est pas à Montréal.</p> https://www.mountroyalsoccer.com/2019/8/13/20802925/le-cas-jackson Samuel Savy