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Supporteurs au Stade Saputo: L'État des Forces

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Cette saison 2014 a été celle de toutes les remises en question. L'Impact de Montréal vient de procéder à un examen de conscience autant administratif, que sur le plan sportif. On sent, cette fois, que des leçons ont été apprises. Il faut saluer les actes de contrition de Joey Saputo qui délègue de plus en plus, et a même fait ce que beaucoup croyait impossible: mettre son ami, et beau-frère, sur la touche. Bien que nous sommes toujours loin de la coupe aux lèvres, l'impression générale est que le club est sur la bonne voie.  Toutefois, un point en particulier échappe à tout ce remue-méninge: les supporteurs et l'ambiance générale lors des matchs.

La question mérite d'être abordée, surtout depuis que l'on prend conscience du silence abyssal qui règne au stade pendant les protestations des ultras.

Comme on s'y attendait à mesure que cette saison de misère progressait, les assistances baissaient. Ce que j'entend par assistance, ce sont surtout monsieur et madame tout-le-monde. Ce sont des spectateurs occasionnels, sensibles aux résultats sportifs du club (et à la météo), ils ne sont peut-être pas des fans de soccer en premier lieu, mais ils sont curieux et aiment l'ambiance du stade. Je nommerai ces personnes les "clients" du Stade Saputo, par opposition aux supporteurs.

Ce type de spectateur est généralement passif, et ne participe pas, ou très peu, aux chants et appels du kop. Bien sûr, le client se lève et applaudi lorsqu'un but, est marqué, ou scande un ou 2 jurons lorsque l'officiel fait des siennes. Il est habitué de faire ces choses, cela lui semble normal: il le fait au Centre Bell. Toutefois, on le surprend souvent à regarder le kop avec amusement. Il est à la fois content et impressionné que ces gens chantent, agitent des drapeaux, et craque des fumigènes, "Regarde chérie, c'est fou, c'est comme dans les Europe!". C'est nouveau pour lui, c'est exotique. Or, toujours il reste en marge de ce mouvement. C'est une façon d'encourager son équipe auquel il n'a pas été habitué.

La question se pose donc comme suit: Comment faire pour effectuer la transition, pour que le maximum de "clients" deviennent des "supporteurs", et contribuent, eux-aussi, à mettre le feu aux tribunes (au sens figuré, on s'entend) ?

Le club, depuis ses débuts en MLS, est à pied d'oeuvre afin de réussir à insuffler un sentiment d'appartenance à l'équipe, élément essentiel du supporteur, s'il en est un. Mais ceci n'arrive pas par magie, loin s'en faut. Les victoires, les vedettes, et ultimement les coupes et les titres, sont ce qui va faire fondre le coeur du client. Avec un attachement au-delà de la sympathie, le client sera en bonne posture pour exorciser son inertie. Le club, via l'annonceur et son tableau afficheur (svp, Seigneur, délivrez-nous de l'anachronique "BRUIT/NOISE"!), font de leur mieux, mais leur impact reste limité. Il reste que, après mûre réflexion, le client doit être éduqué. On doit lui enseigner comment être un supporteur, pour son propre bénéfice, et celui de l'équipe.

En ce sens, je pense qu'il faille carrément écrire des règles, ou plutôt un manifeste, proclamant les comportements souhaités, contribuant à l'ambiance générale des matchs. Les principes qui le compose doivent être courts, clairs, et faciles à appliquer par le client qui mue tranquillement.

Voici donc, ce qui, je pense, constitue 3 principes de base que tout supporteur doit porter en lui. Je me donne comme mission d'écrire une chronique sur chacun d'eux, exposant avec plus de détails ce qui est souhaité, et, parfois, ce qui est à proscrire.

Le Manifeste du Supporteur

Le supporteur est présent, il arrive avant l'entrée des joueurs, et reste jusqu'au sifflet final.

Le supporteur s'affiche, il lève son écharpe bien haut, il porte le bleu-blanc-noir, et arbore fièrement l'écusson.

Le supporteur chante, il n'est pas gêné car il contribue à l'ambiance, intimide l'adversaire, et donne de l'énergie à l'équipe.

Voilà. Si tous appliquaient ces principes simples, le Stade Saputo serait bouillant d'énergie, et on ne serait plus envieux de ce qui se passe à Portland ou Kansas City. Qui plus est, un fringant 12e joueur procure toujours à l'équipe un puissant incitatif à se dépasser et donne aux joueurs la hargne nécessaire à l'anéantissement total et éternel de l'adversaire.

J'en appelle donc à toutes les forces vives des supporteurs de l'Impact sévissant actuellement dans le stade, les médias sociaux, ou ailleurs, particulièrement aux groupes organisés UM02, Section Ludovica, Brigade 131, Sentinelle 127, et 127 Montréal, à commenter, contribuer, et enrichir ce qui pourrait être un manifeste qu'on pourrait citer, distribuer, scander, imprimer, et placarder tous azimuts.

Le client n'aurait alors plus aucune excuse.