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Entre promesses et découvertes

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Le futur de l'Impact brille déjà, quelques renseignements du dernier match.

Perkins était-il en train d'espionner l'adversaire? Cheval de Troy.
Perkins était-il en train d'espionner l'adversaire? Cheval de Troy.
Bob DeChiara-USA TODAY Sports

Malgré la 17e défaite de l'Impact samedi dernier, une vague de positivité semble surfer sur la métropole. Car oui, l'équipe s'est encore une fois inclinée à l'extérieur, mais peut garder la tête haute. Des enseignements positifs sont à regarder d'un oeil attentif après cette rencontre. En premier lieu, le onze de départ avait pour principal objectif de reposer nos gros canons en vue du match de mercredi soir en Ligue des Champions. C'était l'occasion parfaite pour les remplaçants et jeunes de montrer leurs savoir-faire. Et sa n'a pas manqué.

Les quatre derniers

Le vétéran Troy Perkins était de retour et en tant que capitaine, qui plus est. Le portier américain est en manque de confiance et ne semble plus dégager autant de sérénité qu'à ses débuts, le premier but nous permet de le constater. Une frappe lourde, certes, mais qu'un gardien de ce niveau se doit d'arrêter. Par contre, sa prestation en crescendo nous démontre son grand caractère et sa fin de match nous rappelle qu'il peut faire partie de l'élite. Intrinsèquement, sa ressemblance avec Bush est frappante à quelques détails près bien que le jeune peut se targuer d'un physique plus important et d'une marge de progression considérable. Et si Perkins était l'évolution de Bush? Ensuite, la brigade défensive de l'Impact nous confirma quelques faits. Primo, Éric Miller est, surprise, un meilleur joueur à sa position naturelle de défenseur droit. L'erreur sur le deuxième but nous confirme également qu'il manque de "chien" et devra s'imposer beaucoup plus à l'aide de son physique. Un entrainement personnel, sous surveillance, avec Król et c'est réglé. En parlant de lui, une sortie prématurée confirme sa mauvaise forme actuelle. Ces deux cartons jaunes sont tout aussi inutiles et sa tendance à être aspiré dans l'axe devient exaspérante. De pire en pire. Futty Danso et Wandrille Lefèvre ont prouvé qu'ils avaient le potentiel d'une charnière centrale titulaire. L'international gambien apporte une sérénité impressionnante et son physique impérial fut d'une aide considérable dans les ballons aériens. D'ailleurs, le premier but part de ces pieds et n'est pas directement impliqué dans les deux buts accordés. Wandrille Lefèvre est plus qu'intéressant dans le rôle de stoppeur avec Danso en couverture. Il est agressif, ses montées sont mieux gérées et distille de longs ballons intéressants. Wandou monte en puissance et s'impose de plus en plus comme un titulaire.

La terre du milieu

Durant quelques minutes, la bataille du milieu était âprement disputée et on peut voir le tandem Jérémy Gagnon-Laparé et Callum Mallace montrer des belles choses. Les deux débutent le match assez bas, fermant les espaces entre les lignes, terrain d'expression de Nguyen. Par contre, dès que le ballon était montréalais les deux prenaient place plus haut sur le terrain balle au pied ayant le jeu court comme priorité. Gagnon-Laparé, 19 ans seulement, délivra une prestation de patron au milieu de terrain. Encore un peu timide en récupération, il était toutefois toujours bien placé, intelligent dans la conservation du ballon et ne créa pas de revirements dangereux. Mallace continue sa progression en marquant son premier but de la saison, mais devra être plus imposant physiquement. Même si Jermaine Jones l'accusa de lui avoir massacré les jambes, l'Écossais devra être plus mobile surtout défensivement. Après le but, notre milieu eut moins d'impact dû aux changements tactiques apportés par Jay Heaps. Le Revolution effectue un pressing haut, coupe la connexion Mallace-JGL et peut régner à nouveau sur le milieu. Les milieux doivent jouer plus haut pour tenter de couper les combinaisons entre Jones, Nguyen et Kobayashi ce qui ouvre les espaces entre les lignes et permet à Nguyen de construire le jeu. De belles promesses qui devront être consolidées et grâce à un milieu plus expérimenté comme Bernier, elles pourraient être plus facilement tenues.

Les artilleurs

Au vu de ce match, on peut facilement affirmer que Romero et Jackson n'ont pas brillé dans leurs nouvelles positions. Bien que Romero fut à l'origine de quelques occasions, son apport est amoindri lorsqu'il joue dans l'axe et son travail défensif inexistant. L'Argentin est un battant, qui aime longer la ligne et provoquer balle au pied sur l'aile. Jackson, lui, est un pur attaquant. Il décroche rarement et son gabarit permet d'envisager l'option du jeu long. Il semble également plus solide comme pivot, car sa capacité à jouer dos au but, même avec des adversaires sur le dos est impressionnante. Le jeune québécois livra un match décevant, mais on a déjà hâte de le revoir à son poste. Jack Mac semblait aussi en manque de confiance, mais sa patience sur le premier but est à souligner. Moins généreux dans l'effort qu'à son habitude, le jeune buteur est surtout un joueur de surface, toujours bien placé aux moments opportuns. Dur de juger sa prestation avec le peu de ballons qu'il reçut. Dilly Duka, en rôle de grand frère, à été très remuant tout au long du match et à bien mené les offensives montréalaises.

L'Académie, l'homme du match

La fin du match fut marquée par l'entrée en jeu de Louis Beland-Goyette à la place de Jackson. Louis ne toucha pas énormément de ballon, mais sa prise de balle, ses mouvements semblent prometteurs et mériteraient plus de minutes pour être plus en vue. Nous pouvons nous réjouir de voir des Lefèvre, Gagnon-Laparé, Jackson-Hamel, Louis Beland-Goyette fouler les terrains de la MLS, pouvoir bomber le torse et regarder une des meilleures équipes du circuit dans les yeux sans complexe d’infériorité. Beaucoup de promesses et non des certitudes, certes, mais ils tracent le chemin à suivre pour les futurs académiciens qui seront de mieux en mieux encadrés avec le nouveau projet annoncé récemment par la direction du club. De futurs exemples sur le terrain qui démontrent une mentalité forte du club visant à construire avec des joueurs formés localement est un signe fort envoyé aux jeunes que le rêve qu’ils chérissent tant est non seulement possible, mais à la portée de plusieurs. Le dernier match nous relève une prophétie, la relève est présente et elle voit son futur écrit en lettres dorées.